Des parlementaires demandent l'application de la transparence dans la distribution des vivres
Des parlementaires demandent l'application de la transparence dans la distribution des vivres
Nouakchott, 21 Juin (AMI)- Plusieurs parlementaires ont demandé aujourd'hui, au cours d'une réunion
Des parlementaires demandent l'application de la transparence dans la distribution des vivres
Nouakchott, 21 Juin (AMI)- Plusieurs parlementaires ont demandé aujourd'hui, au cours d'une réunion de la commission économique de l'assemblée nationale, l'application de la transparence par le commissariat chargé de la protection sociale (CCPS) dans ses interventions, au profit des populations éprouvées par la sécheresse.
Le député Mohamed El Moctar Ould Zamel a déclaré qu'il apprécie les efforts consentis par l'ancien commissariat à la sécurité alimentaire, malgré "l'absence de transparence qui a caractérisé sa gestion".
Il a appelé le commissariat chargé de la protection sociale à tirer les leçons des fautes de gestion commises jusqu'ici et à éviter d'orienter l'assistance alimentaire vers ceux qui n'en ont pas le droit "comme cela se faisait", a-t-il dit. Le député a demandé au commissaire de mettre en place une politique claire en matière de distribution de vivres aux bénéficiaires et de redynamiser le suivi et le contrôle internes pour s'assurer que les aides et les interventions prennent la bonne destination .
Le député Mohamed Ould Boilil a interpellé le commissaire sur les causes ayant justifié que l'aide d'urgence se soit limitée à Lehdada et Aftout, soulignant que plusieurs autres zones souffrent du manque d'eau , de nourriture et de denrées de première nécessité.
Le député Houssein Ould Mohamed El Hadi s'est enquis des causes du "limogeage" de l'ex-commissaire à la protection sociale ainsi que de la base sur laquelle, le Gouvernement avait lancé un appel à l'aide internationale. Il a appelé le CCPS à développer ses politiques en fonction du changement des conditions. Une approche partagée par le député Kaba Ould Elewa qui a demandé la révision des critères sur lesquels se fait la distribution des vivres.
La députée Kadiata Malik Diallo a demandé une définition objective pour l'intervention du Commissariat, appelant à la nécessité d'éviter les politiques suivies jusqui'ici qui se traduisent, a-t-elle dit, par la distribution aux riches, des aides qui étaient destinées aux pauvres. Elle a appelé à mettre en oeuvre des programmes de lutte contre les séquelles de l'esclavage, estimant que le programme " vivres contre travail" constitue une humiliation, du moment que la nourriture est un droit pour toute personne.
La députée Malouma mint Bilal a interpellé le commissaire sur les critères déterminant la pauvreté. Elle a déclaré que les interventions du Commissariat doivent cibler les Adwaba comme zones de pauvreté.
L'intervention du député Mane Ould Gheche a abondé dans le même sens. Mais il a évoqué par la même occasion, des décès dans des villages relevant de Bassiknou, lesquels, lui ont été rapportés par des témoins.
Le Commissaire chargé de la protection sociale a répondu aux questions des députés, promettant de prendre en considération leurs observations.
