Table ronde des bailleurs de fonds du PNBA
L'hôtel "Mercure" de Nouakchott a abrité ce mardi les travaux de la table ronde des bailleurs de fonds du Parc National du Banc d'Arguin (PNBA). Cette rencontre, d'une seule journée,
L'hôtel "Mercure" de Nouakchott a abrité ce mardi les travaux de la table ronde des bailleurs de fonds du Parc National du Banc d'Arguin (PNBA). Cette rencontre, d'une seule journée, vise à redynamiser les échanges et la concertation entre les responsables de ce parc, classé depuis 1989 patrimoine mondial de l'Unesco et les différents partenaires (la coopération française, la coopération espagnole et l'Agence de Coopération Allemande ainsi que la Fondation Internationale du Banc d'Arguin, FIBA).
Mme Aicha Mint Sidi Bouna, ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l'Environnement a, dans un mot prononcé pour la circonstance, su gré à tous les bailleurs de fonds pour avoir redoublé d'efforts afin de préserver la gestion rationnelle et durable des ressources naturelles en Mauritanie.
Elle a rappelé que la création de ce site remonte à 1976 pour devenir en 1989 site du patrimoine mondial de l'Unesco. Mme la ministre a, ensuite, passé en revue les activités de transport et de développement des pêcheries ainsi que les infrastructures portuaires et pétrolières qui imposent à l'institution non seulement de consolider ses acquis mais encore de relever les nouveaux défis de préservation de ce fragile équilibre grâce au renforcement de ses capacités et d'amélioration des connaissances du fonctionnement de cet écosystème et du bon choix des activités de développement.
Pour sa part, le directeur du PNBA, M. Sidi Mohamed Ould Moine a déclaré que le Parc est devenu aujourd'hui "l'aire marine africaine la mieux protégée et la mieux suivie en matière d'activité de pêche durable".
C'est un établissement qui se réforme en profondeur depuis 3 ans pour ajuster ses capacités d'intervention aux défis de la conservation dans un contexte géographique et écologique en évolution rapide.
Le directeur du PNBA a ensuite fait un tableau du 1er plan d'aménagement et de gestion du Parc (PAG) qui définit pour les années 2006-2009 les nouveaux défis de l'administration du Parc à savoir: sauvegarder au mieux ce patrimoine mondial; réguler sa fréquentation pour protéger sa biodiversité et le caractère attractif et touristique de ses paysages; appuyer le développement de ses populations résidentes par la valorisation de leurs savoirs traditionnels et/ou la création de savoir - faire compatibles avec la conservation du patrimoine.
Pour sa part, le porte parole des bailleurs de fonds, M. Karl Peter Kirsch-Jung, directeur du programme de Gestion des ressources naturelles à la GTZ a souligné l'évolution active et positive du PNBA et le fait que l'importance nationale, régionale et même internationale du Parc se confirme désormais dans un contexte marqué par les changements au niveau politique, économique et environnemental depuis 2005: la croissance économique, l'exploitation pétrolière et la littoralisation croissante des activités.
Tout cela commande, dit-il, la maîtrise de l'organisation et du management au sein du Parc pour lui permettre de continuer à avoir le concours des partenaires. Ceux-ci résument d'ailleurs en 3 points leurs attentes :
. L'appropriation de la gestion du PNBA par des cadres mauritaniens selon les règles de l'art;
. la bonne gouvernance de l'institution (transparence, participation) confirmée par des audits externes;
. des résultats concrets de conservation des espèces menacées, de la biodiversité, des paysages du PNBA et la gestion durable des ressources naturelles.
La table ronde s'est déroulée en présence du secrétaire général adjoint du gouvernement, du directeur de cabinet du Premier ministre, du directeur de la FIBA et, côté bailleurs de fonds par le Dr. Luc Hoffmann, président émérite de la Fondation, André Hoffmann, son président et Jean Paul Taris, trésorier de l'institution entre autres personnalités.
