Ouverture de la nouvelle session parlementaire au niveau de l'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale a tenu ce lundi à Nouakchott une séance plénière dans le cadre de sa deuxième session ordinaire sous la présidence de M. Messaoud
L'Assemblée nationale a tenu ce lundi à Nouakchott une séance plénière dans le cadre de sa deuxième session ordinaire sous la présidence de M. Messaoud Ould Boulkheir, président de cette chambre du Parlement. Cette séance a été consacrée à l'adoption du procès verbal de la conférence des présidents.
Le président de l'Assemblée nationale a, dans un mot pour la circonstance, souligné que les députés sont redevables, de par leur fonction parlementaire, de persévérance et de sacrifice au cours de cette nouvelle phase de l'action pour la liberté, la démocratie véritable, la concorde et la paix dans un contexte d'évolution vers le développement et la modernisation.
La démission de l'Etat, dit-il, dans le passé par rapport à ces responsabilités dans tous les domaines, a conduit à une situation catastrophique au niveau économique politique et socioculturel. Le traitement de la question de la pauvreté requiert, poursuit-il, un examen des déséquilibres lourds de dangers et un diagnostique des raisons qui en sont à l'origine.
Il a ajouté que la gabegie a eu pour conséquence d'entamer la confiance du citoyen en l'Etat et que la corruption et le clientélisme ont affaibli ses structures et diminué de ses prestations précisant que la pénurie aigue d'eau potable dans le rif, la faiblesse des moyens et la situation de l'enseignement qui s'empire ainsi que celle de la santé en plus de la hausse des prix et la diminution du pouvoir d'achat sont des questions qui exigent des solutions et une intervention rapide.
M. Messaoud Ould Boulkheir a fait remarquer que les quartiers dits "Gazra" et autres bidonvilles qui entourent les grandes cités vivent dans la grande misère et ne disposent même pas des éléments essentiels à la survie. A cela s'ajoute l'insécurité, le départ vers l'inconnu, la spoliation des terrains par des sociétés ou des personnalités influentes, la prolifération des ordures et autres déchets en quantités énormes.
Tout cela, note M. Ould Boulkheir, constitue une situation d'urgence qui appelle à la mise en oeuvre de mécanismes propres à favoriser la modernisation de ces villes et à respecter la dignité humaine de leurs habitants".
Le président de l'Assemblée nationale a attiré l'attention sur le fait que "la propagation du crime, l'insécurité ainsi que la dépravation des moeurs et le phénomène de la drogue, nouveaux pour la société mauritanienne", requièrent un nouveau type de traitement et notamment une fermeté qui soit de nature à éloigner du pays le spectre du crime organisé et du blanchiment de l'argent sale" et à renforcer les réformes entamées au niveau du secteur de la justice au cours de la période de transition.
Toutes ces réformes mentionne-t- il, restent vaines si elles ne sont pas soutenues par une forte dose de liberté, d'unité nationale, de respect des droits de l'homme, d'équité et d'une culture de paix sociale. "Les questions des déportés, de l'esclavage, des droits de l'homme et l'interdiction à certains d'exercer leurs droits politiques liés à la liberté d'organisation et d'expression commandent l'élaboration de politiques aptes à leur trouver des solutions" et à donner à chacun ses droits.
Il a appelé, sur la base de la culture arabo-islamique et africaine, à serrer les rangs pour extirper les tendances racistes, claniques ou sectaires mettant l'accent au passage sur "le fait que les parlementaires doivent mettre au point des législations dissuasives de toute forme d'exploitation de l'homme par l'homme conformément à leurs engagements électoraux".
Le président de la chambre basse du parlement a précisé que la majorité au sein de l'Assemblée unie autour du programme de changement du Président de la république s'engage à respecter la minorité au sein de cette assemblée et se soucie du respect des valeurs démocratiques de pluralisme véritable loin de toute exclusion et réaffirme son soutien aux politiques du gouvernement en matière de réforme et d'édification de l'Etat de droit.
La cérémonie marquant l'ouverture de cette session s'est déroulée en présence des ministres de la justice, de la défense nationale, de l'orientation islamique, de l'agriculture et de l'élevage, des transports, de l'hydraulique, de l'énergie et des nouvelles technologies, de la culture et de la communication, de la fonction publique et de la modernisation de l'administration, des relations avec le parlement et de la société civile, du ministre délégué chargé de la jeunesse et des sports, de la ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l'environnement et du secrétaire général du gouvernement.
