La première réunion du nouveau parlement demain
Par Sidi Ould Be (traduit par Mohamed Abderrahmane)
Demain, jeudi, sera marqué par l'élection des bureaux des chambres parlementaires (Assemblée et Sénat), ce qui constitue
Par Sidi Ould Be (traduit par Mohamed Abderrahmane)
Demain, jeudi, sera marqué par l'élection des bureaux des chambres parlementaires (Assemblée et Sénat), ce qui constitue le couronnement du processus de transition démocratique et la mise en place de toutes les institutions qui en découlent.
Après l'investiture du Président de la République, le 19 avril, courant, c'est au tour de l'Assemblée nationale d'être convoquée, par décret présidentiel, pour permettre au collège électoral constitué des députés et les sénateurs d'élire les bureaux respectifs des deux chambres parlementaires.
Bien que les élections législatives aient donné lieu à une assemblée nationale et un sénat où aucune des forces politiques (ancienne opposition et majorité) n'y possède la majorité, certains observateurs estiment que les ralliements constatés au second tour de l'élection présidentielle ont bouleversé l'ordre des choses rendant le jeu politique beaucoup plus complexe.
Au regard de certains indicateurs : l'exode effectué par-ci ou par-là entre les formations politiques rivales, l'identité des programmes politiques et la complaisance que l'on connait dans les milieux politiques on s'attend à un parlement très mou, un parlement en rupture avec les attentes du peuple.
Ce dernier ne cache pas son engouement pour un parlement plus dynamique et animé par des débats houleux et constructifs, un parlement à même de contrôler, d'orienter et de corriger les agissements de l'exécutif. Le nouveau parlement mauritanien a la particularité d'être élu, pour la première fois, sous la supervision d'une autorité politique, qui n'a aucune ambition électorale.
C'est cela qui explique le nombre de sièges remportés par l'ancienne opposition (40 députés) sur 95 que compte l'Assemblée nationale. Les indépendants et les partis de l'ancienne majorité ont obtenu, quant à eux, plus 50 pc des sièges de l'assemblée nationale et une majorité confortable au Sénat.
Les observateurs politiques s'attendent à ce que les présidents des deux chambres soient issus de la coalition des parlementaires ayant soutenu le Président de la République au second tour.
Sont membres de cette alliance, les députés indépendants et ceux de la coalition dénommée "El Mithagh". Cette dernière regroupe en son sein les partis de l'APP, du PRDR, du RDU, de l'UDP, de l'alternative et de l'UCD. Ces deux blocs totalisent, à eux seuls, 62 députés, soit une majorité confortable.
Le parlement mauritanien, représente l'instance chargée d'élaborer et de voter les lois en plus du contrôle de l'action du gouvernement. Il peut donner ou retirer sa confiance au gouvernement, en vertu des articles 45 et 55 de la constitution du 20 juillet 1991, amendée le 25 juin 2006.
Le règlement intérieur de l'Assemblée nationale prévoit l'élection d'un bureau dont le président est élu pour un mandat de 5 ans. Il est assisté par cinq vice-présidents, un questeur et cinq secrétaires. Ces derniers sont renouvelés annuellement.
Au Sénat, le bureau se compose d'un président, de trois adjoints, d'un questeur et de trois secrétaires pour un mandat de deux ans.
