Hausse vertigineuse des prix à Kaédi

Par Aly Ould Ahmed Sidi Les prix des denrées de première nécessité connaissent une importante augmentation à Kaédi, comme, dans les autres villes du Gorgol.
Par Aly Ould Ahmed Sidi Les prix des denrées de première nécessité connaissent une importante augmentation à Kaédi, comme, dans les autres villes du Gorgol. Après le lait Rose, en paquet d'un demi-litre, la farine, le thé, le sucre, le gaz, le savon etc, c'est au tour de l'huile et du lait en poudre Célia très prisé dans la consommation du "bassi" (cous-cous fin), repas idéal du dîner pour les kaédiens, de monter en flèche. Les répercussions de ces augmentations sont subies par les citoyens, en majorité des agriculteurs qui n'ont pas eu de récolte cette année à cause d'un déficit pluviométrique important en raison de la présence des criquets et des oiseaux granivores. Commentant cette situation difficile, M. Bah Ould Mahady indique que les produits de première nécessité augmentent de jour en jour, si bien que personne" ne peut plus manger à sa faim". Il note encore qu'il appartient aux citoyens de contribuer à faire respecter les prix et à l'administration d'appliquer la loi pour instaurer la justice sociale. Une autre habitante du quartier Wandama qui a requis l'anonymat, souhaite que le nouveau gouvernement s'atèle à régler le problème des prix. "Nous, pauvres, ne pouvons plus supporter" constate- t-elle avant d'avoir révélé que certaines familles passent des nuits entières, sans manger. Un autre kaédien, les soixante dix ans dépassés vivant de la charité, demande l'intervention de l'Etat pour aider les pauvres du Gorgol, en cette année difficile, sinon dit-il," nous allons tous mourir de faim". La cherté de la vie est bien sentie même parmi ceux qui sont salariés comme M. Anne Amadou Ousmane, professeur au lycée de la ville qui assure que la situation est intenable ". Le kg de sucre à 180um, celui du Célia à 1400, le litre d'huile à 300 et le morceau de savon à 150" et de marteler " que ces prix ne peuvent aucunement être supportés par un salaire". Le professeur espère que le nouveau gouvernement va, très tôt, fixer les prix et prendre des mesures énergiques pour les faire respecter. M. Ousmane souhaite une plus grande implication du citoyen dans l'action visant le respect des prix tout en invitant l'administration à ne pas fermer les yeux face à certaines pratiques qui nuisent aux intérêts du peuple. Dans une déclaration à l'AMI, après son investiture à la tête de mairie de Kaédi, M. Moussa Demba Sow, affirmait que la commune n'a pas de pouvoir sur le service du contrôle des prix qui dépend du Hakem, ou du wali. "Je constate que les prix grimpent et je ne vois pas d'action pour les stopper" souligne M. Sow avant, de poursuivre "il n'y a pas de mesures répressives, ne serait-ce que dans quelques cas, pour donner l'exemple". Jusqu'à présent les autorités administratives ne semblent pas accorder d'importance à ce problème puisqu'aucune mesure, tendant à les faire baisser, n'a été prise jusqu'ici à Kaédi. Reste à savoir "qui viendra secourir l'agneau, face à l'insistance du loup, à le dévorer".

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02