Ouverture d'un colloque sur l'archéologie
Un atelier sur le thème "archéologie préventive" en Afrique de l'ouest a débuté ses travaux vendredi matin à Nouakchott.
Organisée par l'Institut
Un atelier sur le thème "archéologie préventive" en Afrique de l'ouest a débuté ses travaux vendredi matin à Nouakchott.
Organisée par l'Institut Mauritanien de Recherche Scientifique (IMRS) avec le concours de l'Institut Français de l'Archéologie préventive, la rencontre vise à définir une stratégie globale à entreprendre pour la préservation et la conservation des objets et du patrimoine archéologique contre l'évolution de l'urbanisme et l'extension d'infrastructures de base. Ces deux phénomènes ont des conséquences négatives sur les sites archéologiques.
Dans son mot d'ouverture de la rencontre, Mme Mehla Mint Ahmed, ministre de la culture, de la jeunesse et des sports a mis en exergue le danger grandissant que coure le patrimoine archéologique du fait de la réalisation de certains ouvrages comme la construction des routes et de barrages en plus des activités minières.
Ces activités, a-t-elle dit, influent de façon négative sur les objets archéologiques qui constituent un témoignage du passé de l'humanité.
La ministre a, enfin, exprimé son souhait de voir les opérateurs économiques cesser la destruction des objets archéologiques avant leur récupération par les spécialistes.
Pour sa part, M. Jean Paul Demaul, président de l'Institut Français de la Recherche et de l'Archéologie préventive a émis l'espoir de voir un contrat signé entre son institution et l'IMRS pour sauver ce patrimoine, "aujourd'hui menacé par la disparition".
Il a, aussi, insisté sur la nécessité d'accorder un grand intérêt à l'archéologie "en tant que moyen d'accès au développement humain global".
Ont assisté à la cérémonie d'ouverture de l'atelier, qui dure trois jours, les ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de l'énergie et du pétrole et du commerce, de l'artisanat et du tourisme.
