Atelier de validation des plans de lutte contre certaines maladies
Démarré, jeudi à Nouakchott, d’un atelier de validation des plans stratégiques nationaux de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, organisé par le Comité de Coordination Multisectoriel “CCM”, sous l’égide du ministère de la Santé, a l’occasion du lancement du dialogue ‘’PAYS’’, inclusif et continu sur les nouvelles allocations du Fonds Mondial pour …

Démarré, jeudi à Nouakchott, d’un atelier de validation des plans stratégiques nationaux de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, organisé par le Comité de Coordination Multisectoriel “CCM”, sous l’égide du ministère de la Santé, a l’occasion du lancement du dialogue ‘’PAYS’’, inclusif et continu sur les nouvelles allocations du Fonds Mondial pour la Mauritanie GS7.
L’atelier, de deux jours, vise à discuter et approuver la politique nationale en matière de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, préparée par le ministère de la Santé pour cette année, en plus d’un dialogue communautaire sur le financement du Fonds International de Lutte contre le VIH, la tuberculose, et le paludisme, impliquant tous les acteurs, et prenant en compte les différents avis en vue d’aboutir à un document concerté répondant aux aspirations de tous.
Dans un mot prononcé a cette occasion, la ministre de la Santé, Mme.Naha Hamdi Mouknass, a souligné que la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, bénéficie ďimportants, programmes financés par le Fonds International et mis en œuvre à travers le système national de Santé,en coordination avec le Secrétariat Exécutif National de lutte contre le Sida.
Ces programmes ont permis la gratuité des soins, mais aussi, ľorganisation de compagnes pour la distribution à grande échelle de moustiquaires imprégnées, sans oublier ľappui apporté au renforcement du système national de Santé.
Mint Mouknass,a affirmé que le bilan de la mise en œuvre de la stratégie en cours couvrant la période 2022-2024, passe de commentaire.
‘’En effet, sur les 386 activités programmées, 257 ont été mises en œuvre, soit un taux de réalisation de 67%, et les activitiés non encore achevées,le seront dans les délais impartis.
Ces résultats tangibles se reflètent, également, dans le bon taux ďabsorption des financements qui a dépassé 92%, soit 26 sur 28 millions de dollars, un bilan qui constitue pour nous une base solide sur laquelle nous pouvons bâtir pour avancer vers de nouveaux horizons’’, a – t- elle ajouté.
Elle a ajouté que la lutte contre ces maladies bénéficie, également, d’efforts variés déployés au profit du système national de Santé, en général, grâce à ľintérêt que Son Excellence le Président,Monsieur.Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, lui accorde, ce qui se manifeste par la place de choix qu’occupe secteur dans les programmes du gouvernement du Premier ministre, M. Mohamed Ould Bilal Messaoud.
Mme la ministre a, en outre, indiqué que son département bénéficié d’investissements conséquents, de nombreuses infrastructures réhabilitées, ce qui a permis d’améliore les services fournis aux citoyens à des coûts réduits.
A cela s’ajoute, aussi, l’approvisionnement du marché en médicaments essentiels de qualité et des recrutements massifs du personnel de santé.
De son côté, le président du comité de coordination multisectorielle, M. Mohamed Abdellahi Moukah, a souligné que l’atelier offre l’occasion d’écouter toutes les parties, d’échanger et ďexprimer les attentes dans ľobjectif final de formuler les meilleures recommandations aux fins de disposer ďune demande de financement concertée, consensuelle, ambitieuse et réalisable.
Il a ajouté que, conformément aux orientations de la lettre d’allocation, la somme allouée à chaque composante ne peut être utilisée que pendant la période indiquée, à savoir la période de 2025-2027, la répartition de ľallocation communiquée par le FM reste indicative.
Le pays, à travers le CCM, peut proposer une autre répartition sous réserve qu’elle soit justifiée et argumentée.
Ould Moukah a indiqué que, pour la période 2025 -2027, le Fonds Mondial recommande à notre pays de maintenir les investissements dans les SRPS en fonction de la nécessité en les augmentant dans la mesure du possible, soulignant que notre pays appartient à la catégorie des pays à revenu intermédiaire.
Autrement dit, au moins 50% du financement, au titre de la somme allouée, doit aller à des interventions spécifiques à une maladie à destination des populations clés et vulnérables ou à des interventions ayant l’impact le plus marqué dans un contexte épidémiologique défini.
Il ajouté que, pour s’inscrire dans la droite ligne des orientations susmentionnées, CCM de Mauritanie, instance de coordination nationale des subvention du FM en Mauritanie, a mis en place un Comité technique de rédaction de la demande de financement dont les membres sont issus du gouvernement, des PTF, des organisations de la société civile, en plus des représentants des populations concernées par les maladies.
La cérémonie s’est déroulée en présence du représentant de ľOMS, au côté de plusieurs cadres des secteurs concernés.
