Clôture du colloque international sur le développement, la gouvernance et les droits humains au sahel
Les travaux du colloque international sur le développement, la gouvernance et les droits humains pour la sécurité des populations au sahel, ont été clôturés, mardi après-mi

Les travaux du colloque international sur le développement, la gouvernance et les droits humains pour la sécurité des populations au sahel, ont été clôturés, mardi après-midi à Nouakchott, et soldé par plusieurs recommandations appelant au redoublement d’efforts en vue de mettre en œuvre une approche inclusive, efficiente et transformationnelle qui propose des solutions adaptées aux réalités des populations et centrées autour de la question des droits humains.
La rencontre internationale, dont le lancement a été supervisé par le Président de la République, a constitué une occasion aux différents participants pour diagnostiquer les défis et phénomènes sécuritaires, les enjeux environnementaux, notamment dans leurs relations avec les conflits, ainsi que le rôle confié à la gouvernance et à la décentralisation pour relever tous les enjeux de fond dans la sous-région.
Clôturant la rencontre, la secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l'Extérieur, Mme. El Alya Mint Menkouss, a noté la pertinence des panels qui ont fait objets de nombreuses présentations et les conclusions et recommandations auxquelles sont parvenus les participants.
Elle a remercié les parlementaires, experts et société civile ayant participé au colloque, saluant particulièrement la présence distinguée de l'Union européenne.
Mme. Mint Menkouss a ajouté que ce forum devrait constituer le début d'une réflexion intellectuelle commune qui suggérait un traitement objectif des diverses questions et problématiques dans la région.
Pour sa part, la représentante spéciale de l’Union européenne pour le Sahel, Mme. Emanuela Del Re, a précisé que durant ce colloque il a été question de trouver des solutions aux défis sécuritaires dans la région.
« Les questions de la cohésion sociale, des femmes en tant que victimes et agent social à la fois, de la volonté politique, de la gestion des ressources et de la décentralisation, ont été au cœur des discutions durant les deux jours », a- t- elle fait remarquer.
Elle a souligné que le colloque a permis aussi, de traiter des questions cruciales comme celle du changement climatique et de la crise alimentaire et les conséquences qui en résultent dont les conflits intercommunautaires, la migration et la pauvreté.
Au sujet des conflits, Emanuela a ajouté que les interventions par rapport à cette question ont montré différents perspectives pour trouver une approche plus pragmatique et inclusive qui part du constat que ces conflits ne sont pas dits uniquement au terrorisme mais également aux facteurs précédemment cités.
Dans le cadre de cette approche, l’Union européenne s’engagera à accompagner tous les réformes nécessaires au changement attendu surtout au niveau de la question foncière, soulignant que toute approche de solution doit suivre la méthode inclusive.
Les recommandations ont démontré également que le rôle fondamental de la diplomatie parlementaire et de l’implication de la société civile surtout au sahel où il y a une grande opportunité dans ce domaine.
De son côté, la présidente de la S-C DRH au parlement européen, Mme. Maria Arena, a souligné que ce colloque a permis de faire connaitre, auprès des européens, les réalités des populations vivant au sahel.
Ces échanges, ajoute- t- elle, ont révélé que les violences dans la sous-région ne sont pas une fatalité mais bien reposant sur des causes dont la résolution doit se faire sur des compromis.
Mme. Arena a, par la suite, souligné l’inefficacité des solutions qui ont été adoptées et qui posent souvent des difficultés au Sahel, du fait qu’ils ne correspondent pas aux réalités des populations de la région.
« Dans ce cadre, il faut fixer des constats adaptés et une approche altruiste notamment dans la lutte contre le terrorisme qui doit tenir en compte la question des droits humains dans la région et garantissant leurs intérêts», a- t- elle conclut.
