Wilaya du Hodh Charghi : La Foire de l’élevage, outil de promotion et source d’espoir
A l’extrême Est du pays, le Hodh Charghi offre les plus grandes aires pastorales du pays en raison des isohyètes fortement arrosés sur lesquels il se trouve et compte, de ce fait, les plus importantes ressources animales de la zone
A l’extrême Est du pays, le Hodh Charghi offre les plus grandes aires pastorales du pays en raison des isohyètes fortement arrosés sur lesquels il se trouve et compte, de ce fait, les plus importantes ressources animales de la zone. Cette vocation naturelle lui vaut une économie fondamentalement axée sur l’élevage qui rythme la vie des habitants de la wilaya. Ce ne sont pas moins d’un million de bovins, 450 mille têtes de camelins et plus de 4 millions d’ovins qui paissent dans les vastes et luxuriantes prairies de cette généreuse wilaya.
Toutefois, cet important capital n’impacte pas l’économie locale à la hauteur de son potentiel parce que le caractère extensif de l’élevage en réduit la valeur ajoutée. Un constat que dresse le wali du Hodh Charghi, M. Cheikh Ould Abdallahi Ould Ouah, faisant remarquer qu’en dépit de ses importantes ressources animales, le Hodh Charghi n’a pas su jusqu’ici développer et diversifier son économie locale qui reste fortement traditionnelle et exposée aux aléas climatiques et naturelles. Néanmoins, dit-il, cette situation est entrain de changer à la faveur dune nouvelle vision de valorisation des secteurs primaires telle que traduite dans le programme « Mes Priorités » du Président de la République Son Excellence, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Pour le secteur de l’élevage, ce programme prévoit une modernisation des activités pastorales à travers la construction d’infrastructures qui permettent une exploitation rationnelle des ressources animales, notamment à travers des industries de transformation créatrices de valeur ajoutée conséquente et d’opportunités d’emplois stables et pérennes.
C’est justement dans ce cadre qu’une foire nationale de l’élevage sera organisée pour la première fois dans le pays pour servir de forum pour les différents acteurs du secteur et des investisseurs de manière à entrevoir une stratégie concertée d’impulsion du secteur de l’élevage et de valorisation des ses produits et sous-produits.
Pendant rois jours, explique le wali, éleveurs, investisseurs et experts se pencheront sur l’élaboration d’une approche stratégique qui propose les meilleurs formats économiques de développement du secteur.
La foire nationale de l’élevage est perçue par les habitants du Hodh Charghi et par les éleveurs en particulier comme un évènement majeur qui va transformer l’économie de la wilaya et par delà celle de toutes les régions pastorales du pays.
Un espoir que nourrit El Hacen Ould Mohamed Lemine, un éleveur de Timbédra pour qui l’organisation de cette foire dans sa ville est une reconnaissance de la vocation pastorale de la région et une occasion de réhabilitation de l’important rôle que joue le secteur de l’élevage en matière de sécurité alimentaire et de l’économie nationale plus globalement. Il estime que cette manifestation donnera le coup d’envoi d’une nouvelle approche de diversification des activités pastorales et leur intégration dans les circuits de l’économie nationale.
Il a ajouté que les habitants du Hodh Charghi attendent avec patience l’ouverture de la foire de l’élevage sur laquelle ils fondent d’énormes espoirs, notamment en termes de nouveaux projets de développement et de promotion du secteur pastoral, d’unités de transformations des produits et sous produits de l’élevage et de protection des aires de pâturage. Il souhaite que les pare-feux soient programmés à temps pour éviter les incendies de brousse qui affectent souvent les pâturages et que des projets de culture de fourrages soient initiés dans la wilaya.
Un autre éleveur et commerçant de bovins, M. Ali Ould Ahmed, considère que le principal problème auquel les éleveurs font face est la raréfaction des ressources hydriques et sollicite que les projets d’hydraulique pastorale soient entrepris pour massifier les infrastructures dans les aires pastorales et éviter ainsi les grandes transhumances en période estivale. Phénomène qui pourrait être de moindre cette année en raison des importantes précipitations pluviométriques enregistrées cette année dans le pays en général et dans la wilaya en particulier.
