Des efforts continus pour introduire le poisson dans nos habitudes alimentaires
Le poisson est l’une des viandes blanches les plus riches en protéines, comme en divers composants alimentaires de base. En dépit de cette importance et des plages du pays qui s’étendent sur plus de 700 km, sur la façade atlantique, le poisson s’est récemment absenté du régime mauritanien, à quelques exceptions près, dans de nombreuses grandes villes comme Nouakchott, Nouadhibou, Rosso et Kaédi
Le poisson est l’une des viandes blanches les plus riches en protéines, comme en divers composants alimentaires de base. En dépit de cette importance et des plages du pays qui s’étendent sur plus de 700 km, sur la façade atlantique, le poisson s’est récemment absenté du régime mauritanien, à quelques exceptions près, dans de nombreuses grandes villes comme Nouakchott, Nouadhibou, Rosso et Kaédi.
L’année 2007 a marqué le début de la réflexion du ministère des Pêches et de l’Économie maritime sur l’introduction du poisson dans nos habitudes alimentaires, tâche qui a été confiée alors à la Délégation d’inspection et de contrôle de la pêche, qui deviendra par la suite les Gardes-côtes mauritaniennes.
Dans ce contexte, la Délégation a fait l’acquisition de camions de conditionnement et de transport du poisson du poisson et a installé des magasins dans certaines wilayas du pays pour stocker et conserver ces poissons avant de les vendre à des prix symboliques à 50 MRO le kg.
Une politique qui a été renforcée grâce au soutien de la coopération japonaise avec l’acquisition de nouveaux camions et équipements et à la création de la Société nationale de distribution du poisson (SNDP).
Cette politique s’est élargie et consolidée, dans la mesure où l’État a astreint l’ensemble des flottes halieutiques opérant dans les eaux mauritaniennes, en vertu des accords bilatéraux, à débarquer 2% de toutes les captures à la Société nationale de distribution du poisson pour approvisionner ses centres dans les différentes wilayas.
L’État a encore renforcé cette politique dans le contexte de l’atténuation de la pandémie, l’entreprise mobilisant un fonds d’investissement à cette fin.
Selon les grandes lignes du plan d’extension du réseau de distribution à toutes les capitales départementales qui n’ont pas encore été approvisionnées en poisson à des prix subventionnés, quatre nouveaux centres ont été ouverts avant juillet 2020 à Djiguenni, Kankossa, Magta Lahjar et Rkiz.
Les chiffres publiés par la SNDP montrent que la consommation de poisson a enregistré un bond qualitatif dans différentes villes et centres urbains, où l’entreprise a distribué 5 202 tonnes au cours des cinq premiers mois de 2020, soit une augmentation de 67 % par rapport à 2019, où seulement 3 490 tonnes ont été distribuées.
Cela a permis à l’entreprise publique de contribuer à l’amélioration de la santé des citoyens en introduisant le poisson dans le régime alimentaire mauritanien et en contribuant à la sécurité alimentaire des citoyens, en plus de lutter contre la pauvreté et d’accroître la productivité de la population.
L’entrée du poisson dans l’habitude alimentaire joue un rôle majeur dans la réduction de la consommation de viandes rouges et les risques posés par sa consommation en grande quantité et de façon permanente pour le corps humain qui constitue la principale cause d’insuffisance rénale et de maladies cardio-vasculaires, en particulier l’athérosclérose et l’affaiblissement myocardique en raison de la consommation de graisses ou de cholestérol fortement présent dans les viandes rouges.
Selon la nouvelle stratégie de pêche et d’économie maritime 2020-2024, la politique devra rester stable et connaître des améliorations dans la réalisation des objectifs susmentionnés.
