La ministre de l’Environnement: La Mauritanie demeure résolument engagée à accompagner la dynamique globale de lutte contre le changement climatique

La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Marième Bekaye, qui assiste aux travaux du segment de haut niveau de la 25ème session de la Conférence des parties à
La ministre de l’Environnement: La Mauritanie demeure résolument engagée à accompagner la dynamique globale de lutte contre le changement climatique
La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mme Marième Bekaye, qui assiste aux travaux du segment de haut niveau de la 25ème session de la Conférence des parties à la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC COP 25), a prononcé mardi à Madrid (Espagne) un discours, au nom du Président de la République, dans lequel elle a indiqué que la hausse des températures, les sècheresses, les inondations dévastatrices, la déforestation, l’érosion des terres et de la biodiversité, la montée et l’acidification des océans sont quelques exemples que vit le monde d’aujourd’hui et qui font subir déjà les manifestations du dérèglement climatique. Elle a ajouté que l’Afrique, qui est l’un des continents les plus durement touchés, n’est pas encore suffisamment préparé ni outillé pour appréhender toute la complexité des conséquences que pourrait engendrer une élévation moyenne de la température mondiale même de 1,5°C avant de souligner la nécessité de continuer à soutenir la mise en œuvre des initiatives africaines d’adaptation qui contribuent à l’atteinte les objectifs de l’Agenda 2063. Mme Marième Bekaye a cité, à titre d’exemple, les initiatives africaines pour les énergies renouvelables, pour l’adaptation de l’agriculture, l’initiative de la grande muraille verte ou encore celles portées par la commission climat pour le Sahel et la commission climat pour le bassin du Congo. La ministre a aussi souligné que la Mauritanie, figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique alors que ses émissions de GES représentent une part insignifiante des émissions mondiales (moins de 0,02%). Aujourd’hui, a-t-elle dit, la désertification et la dégradation des terres touchent près de 83% du territoire national tandis que les zones boisées ne représentent pas plus de 9% de la superficie du pays avant de noter que l’utilisation du bois comme énergie domestique concerne encore 36% des ménages au niveau national et près de 65% en milieu rural. Mme Marième Bekaye a également affirmé que le littoral, qui concentre la majorité des activités socio-économiques du pays, est déjà impacté par l’érosion marine et le recul du trait de côte avant d’assurer que face à ces contraintes, les efforts de la Mauritanie ont porté sur le développement des énergies renouvelables (solaire et éolien) qui couvrent aujourd'hui près de 42% de l’énergie produite par la société nationale d’électricité, contre seulement 24% en 2009. Les subventions aux hydrocarbures ont été progressivement réduites passant de 1,86% du PIB en 2012 à 0,92% en 2018. Mme Marième Bekaye a encore dit que d’importants investissements ont été réalisés afin d’améliorer l’accès à l’eau potable qui est passé de 62% en 2015 à 70% en 2018 avant de poursuivre que le pays a supprimé les taxes sur l’importation des bus neufs pour encourager le transport en commun et fixé à 8 ans l’âge maximum des véhicules importés. Elle a affirmé qu’en vue d’améliorer la résilience des écosystèmes et de soutenir le développement communautaire dans les zones arides, des projets de reboisement, de restauration et de valorisation des terres dégradées, ont été développés dans le cadre de l’initiative nationale de la grande muraille verte. La ministre a également précisé qu’avec une zone économique exclusive de 234.000 Km², caractérisée par l’abondance et la diversité de ses ressources halieutiques (près de 600 espèces de poissons) et, conscients du rôle joué par les océans dans le développement durable et la régulation du climat, la Mauritanie a développé une stratégie de gestion des pêcheries par quotas qui a permis de réduire significativement l’effort de pêche sur les espèces surexploitées. "Ces dernières ne représentent plus que 10% aujourd’hui contre 70% en 2006", a dit Mme la ministre. Mme Marième Bekaye a assuré que le gouvernement mauritanien continuera à investir dans la restauration et la gestion durable des aires marines et côtières d’intérêt écologique comme le Parc National du Banc d’Arguin et le Parc National de Diawling, dont les capacités de stockage du carbone sont importantes de la part leur richesse en zones de mangroves et d’herbiers (classés sites Ramsar). Elle a révélé aussi le besoin de renforcer les cadres de coopération à l’échelle internationale, régionale et nationale pour promouvoir le partage et la diffusion des expériences réussies et soutenir la recherche et l’innovation, qui sont fondamentales, pour éclairer les politiques et les pratiques d’adaptation. "Mon pays quant à lui, demeure résolument engagé à accompagner la dynamique globale de lutte contre le changement climatique, à travers la révision en 2020 de sa contribution nationale au titre de l’Accord de Paris" , a conclu Mme Marième Bekaye.

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02