L'OMVS, un outil pour la production de l'électricité et le développement de l'agriculture

L'Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) est considérée comme une institution commune pour la coopération entre les pays riverains du fleuve Sénégal, à savoir la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et la Guinée
L'OMVS, un outil pour la production de l'électricité et le développement de l'agriculture
L'Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) est considérée comme une institution commune pour la coopération entre les pays riverains du fleuve Sénégal, à savoir la Mauritanie, le Sénégal, le Mali et la Guinée. Elle vise à développer et encourager l'agriculture et la production d'électricité. pour ce faire, elle a mis en place des infrastructures régionale destinées à rendre disponible l'électricité et à dessaler les eaux du fleuve. La Mauritanie, le Mali et le Sénégal ont signé le cadre constitutif de l'OMVS le 11 mars 1972 à Nouakchott, la Guinée n'ayant adhéré à l'organisation qu'en 2006, après une dure période de sécheresse qu'a connue la région. La région du fleuve Sénégal a connu avant la création de l'organisation différentes initiatives régionales visant à tirer profit des ressources du fleuve Sénégal qui est situé à l'extrême ouest du continent africain. Parmi ces initiatives figurent : -la commission commune des états qui a vu le jour en 1963 et qui a regroupé la Mauritanie, le Mali, le Sénégal et la Guinée - l'organisation des états situés sur les bords du fleuve Sénégal, créée en 1968 et qui était composée des pays cités plus haut. Le cadre constitutif de l'Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal renferme un certain nombres d'objectifs dont les plus importants sont les suivants: - Le développement et l'encouragement de l'agriculture irriguée - la production de l'énergie -la réalisation de l'autosuffisance alimentaire pour les populations des zones riveraines du fleuve - la sauvegarde l'environnement - l'amélioration des revenus économiques des populations de la zone. La déclaration de Nouakchott a défini pour l'année 2003 un certain nombre d'objectifs supplémentaires comme la valorisation des ressources humaines, la modernisation des outils de gestion de la zone grâce à l'utilisation croissante des nouvelles technologies, et la centralisation des dimensions de développement sur la croissance économique, le progrès social et la protection de l'environnement. L'organigramme de l'organisation se compose des instances suivantes : - La conférence des présidents qui est la plus haute instance de l'organisation et qui est changée de la définition de la politique de coopération et de développement - le conseil des ministres qui est chargé des conceptions et du contrôle. Il élabore la politique générale de l'organisation - le Haut-commissariat qui est l'instance exécutive de l'organisation et qui a pour mission principale, entre autres, d'appliquer les décisions du conseil des ministres - l'organisme permanent de l'eau qui est une institution consultative concernée par la définition des principes et des mécanismes de définition du quota en l'eau du fleuve Sénégal attribué à chaque état. L'OMVS a mis en place des infrastructures vitales destinées à rendre disponible l'énergie et dessaler les eaux du fleuve dont les plus importantes sont les suivantes: - le barrage de Diama qui lutte contre la salinisation des eaux et qui a été réalisé en 1986, sur appui financier du gouvernement français.. Il empêche l'infiltration des eaux salées dans les affluents du fleuve en plus de l'aménagement des terres agricoles dans la zone. - le barrage de Manantali, au Mali, dont la capacité d'emmagasinage est de 11,1 milliards de m3. Il mobilise les ressources pour la disponibilisation de l'énergie - la station hydroélectrique pour la production de l'énergie à Manantali. Elle est considérée comme la plus importante source dans le domaine de l'énergie pour les pays de la région. Sa capacité de production annuelle est de 800 MW. La gestion de ces infrastructures est supervisée par des société spécialisées relevant de l'OMVS. La superficie du bassin du fleuve Sénégal est estimée à 340 000 m2 dont la majeur partie se situe au Mali avec un pourcentage estimé à environ 53% suivie par la Mauritanie avec environ 26%, alors que la Guinée occupe la troisième place avec environ 11 % et enfin le Sénégal qui dispose seulement de 10% de la superficie du bassin du fleuve. Le fleuve Sénégal est considéré comme l'un des plus longs fleuves africains et le deuxième dans la région de l'Afrique de l'Ouest. Sa longueur est de 1790 kilomètres. Il prend sa source des montagnes du Fouta-Djalon, en Guinée pour se jeter dans l'océan atlantique près de Saint-Louis, au Sénégal. Le fleuve traverse 4 pays qui sont la Guinée, le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Son débit annuel est de 24 milliards de m3 et sa largeur varie entre 10 et 25 km.

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Mis à jour le 22/10/2026 00:02