Inchiri : La reprise du secteur agropastoral
Le caractère minier très affirmé de la wilaya de l’Inchiri fait souvent passer en zone d’ombre sa vocation agropastorale naturelle. Il est vrai que la longue période sécheresse qu’elle a connu et la raréfaction des pluies ont sensiblement affecté les acti
Le caractère minier très affirmé de la wilaya de l’Inchiri fait souvent passer en zone d’ombre sa vocation agropastorale naturelle. Il est vrai que la longue période sécheresse qu’elle a connu et la raréfaction des pluies ont sensiblement affecté les activités du secteur primaire. Mais la richesse de son sol fait qu’aux moindres précipitations, ses espaces se couvrent d’une végétation luxuriante et à forte valeur nutritive pour les cheptels et les aires agricoles produisent d’importantes quantités de céréales.
Ses éleveurs et agriculteurs qui sont particulièrement laborieux et persévérants savent tirer profit de la pluie où qu’elle s’abatte sur l’ensemble du territoire de la wilaya et bien au-delà.
La culture pluviale, principale activité agricole, est développée essentiellement derrière les barrages ou dans les dépressions (Grara) comme c’est le cas en différent endroit de la wilaya, notamment dans les zones de Demane, Lemden, Aghesrem, Jéerina, Khat Temadi, Louebda. Elle est également développée derrière les barrages D’Akjoujt, Bénichab (Lejouad), Vethet Ichrine, Lehreich et Touezigt.
Les principales spéculations cultivées sont le haricot, la pastèque, le mil et le sorgho ; le blé et l’orge étant généralement cultivés sous palmiers. Ces dernières années des expériences de culture de blé de derrière barrage ont été entreprises.
Bien que le potentiel agricole soit quasiment illimité, les superficies effectivement cultivées varient entre 1 000 et 1 500 hectares. Le manque d’entretien des ouvrages hydrauliques et surtout de curage pose de réels problèmes et entraine parfois des inondations à risque pour les zones habitées qui jouxtent la zone des barrages, d’autant que certains quartiers sont construits sur des voies naturelles de passage de torrents.
Les activités maraichères sont entreprises par une centaine de coopératives qui cultivent de petites superficies ; en tout seuls 12 hectares sont dédiés aux travaux maraichers, notamment dans les cinq bathas d’Akjoujt, l’ancien Bénichab et dans les oasis.
L’Inchiri est, par ailleurs, une wilaya pastorale par excellence où se pratique à grande échelle l’élevage des camelins et des petits ruminants. D’anciennes statistiques font état de la présence dans la wilaya de 60 000 têtes de chameaux et plus de 15 000 têtes de petits ruminants. Toutefois, en période de bonne pluviométrie, la wilaya accueille les cheptels des différentes autres wilayas.
Le nombre très limité des points d’eau pastoraux constitue un handicap à l’essor du développement des activités pastorales dans la région. Les principaux points d’eau sur les aires pastorales sont les sondages de Loueibda et de Lehreich, les ouvertures sur la canalisation entre Bénichab et Akjoujt et les puits de Jéerina et du Oued Agueidim.
Le département en charge de l’agriculture et de l’élevage assure appui et encadrement technique aux éleveurs et agriculteurs.
Dans le domaine de l’agriculture, la délégation régionale du développement rural fournit gratuitement les produits de lutte contre les déprédateurs de cultures, les grillages pour les périmètres agricoles et différentes autres opérations d’appui.
Dans le domaine de l’élevage, la délégation rend disponibles les médicaments vétérinaires, organise régulièrement des campagnes de vaccination des cheptels et contribue à l’amélioration des espèces.
Avec la bonne pluviométrie enregistrée cette année, que nous souhaitons être le signe de tendance d’un cycle d’importantes précipitations à venir, et avec les projets hydrauliques et les ouvrages agricoles qui seront réalisés au cours des prochaines années, agriculteur et éleveurs espèrent une nouvelle reprise du secteur agropastorale qui fasse renouer la wilaya avec sa vocation première.
