Des membres du gouvernement commentent les résultats du Conseil des ministres

Le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole officiel du gouvernement, Me Sidi Mohamed Ould Maham, le ministre de la justice, M. Moctar Mallal Dia et la ministre du développement rural, Mme Lemina Mint El Ghot
Des membres du gouvernement commentent les résultats du Conseil des ministres
Le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole officiel du gouvernement, Me Sidi Mohamed Ould Maham, le ministre de la justice, M. Moctar Mallal Dia et la ministre du développement rural, Mme Lemina Mint El Ghotob Ould Momma, ont commenté jeudi soir les résultats du Conseil des ministres. Prenant la parole en premier, le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole officiel du gouvernement a indiqué que le Conseil a examiné et adopté un ensemble de projets de lois, de décrets et de communications dont un projet de loi portant sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et un projet de loi autorisant l’adoption du programme contractuel entre l’Etat mauritanien et la société nationale de l’aménagement agricole et des travaux pour la période 2019-2021. Le ministre a ajouté en réponse à une question sur l’arrêt des initiatives demandant un troisième mandat pour le Président de la République que les députés sont des élus qui exercent leurs prérogatives dans le cadre d’un système démocratique et il est de leur droit de prendre l’initiative de réviser tout texte de loi quel qu’il soit, soulignant l’existence de nombreuses initiatives similaires dans différentes wilayas du pays. Il a ajouté que ce mouvement n’est pas nouveau et qu’il s’agit d’une revendication qui date de plusieurs années et qui dispose d’une grande base populaire reflétée par les élections législatives, municipales et régionales par le truchement d’un vote massif et d’un taux de participation très élevé. Il a également souligné que ces députés ne faisaient que traduire un mouvement populaire concret, mais que la volonté du Président de la République était d’arrêter cette dynamique afin que les amendements constitutionnels demeurent strictement dans l’intérêt du pays. A propos d’une question relative à la grève de certains établissements scolaires privés, le porte-parole officiel du gouvernement a indiqué qu’il ne pense que les écoles privées soient dans leur droit en allant en grève car ces écoles bénéficiant d’une période de grâce de 5 ans à leur création devraient s’acquitter des impôts comme il n’est pas de leur droit de retarder la scolarité des élèves au terme de la responsabilité que l’Etat leur a confiée et qu’il peut leur retirer à tout moment. En ce qui concerne une question relative au changement du nom de l’Avenue Gamal Abdel Nasser, le ministre a ajouté qu’il a été décidé effectivement de rebaptiser, sur instructions du Président de la République, cette avenue du nom de l’Unité nationale, soulignant que cette mesure n’est une atteinte à personne et ne démunie en rien sa valeur et qu’il existe d’autres avenues et rues qui seront rebaptisées de noms de personnalités mauritaniennes ayant contribué à l’édification du pays et à sa libération. Le porte-parole officiel du gouvernement a fait part de sa surprise face à celui qui soulève et réfute cette question sans faire référence au nouveau nom choisi, celui de l’Unité nationale, qui doit être la plus importante chose pour tous les mauritaniens. Dans sa réponse à une question sur les migrants dont la rumeur a fait état de leur naufrage dans les eaux marocaines, le ministre a indiqué que le gouvernement est dans une position se trouvant entre l'affirmation et la négation, précisant qu'il a mis en place un comité de crise dès qu'il a eu vent de la nouvelle et commencé les contacts avec les deux Etats concernés. Ainsi le Maroc frère a démenti l'existence de naufrage dans ses eaux territoriales et par conséquent, le gouvernement n'a pas abouti à une information mettant en question cela. Il a ajouté que le gouvernement mauritanien a pris contact avec l'Espagne lui donnant toutes les informations dont elle dispose. Les autorités espagnoles l'ont informé d'une première recherche au niveau de l'atlantique entre les Canaries et l'Espagne qui n'a pas trouvé de trace d'une embarcation qui a fait naufrage. L'Espagne a fait également deux autres recherches au nord de la zone de la mer de Berin à l'ouest de la méditerranée où l'embarcation est censée avoir fait naufrage sans trouver de traces. Le porte-parole du gouvernement a souligné que les migrants qu’ils soient mauritaniens ou autres ne sont pas partis des eaux mauritaniennes, relevant que certaines familles ont informé le gouvernement avoir perdu le contact avec certains de leurs fils, ce que le gouvernement regrette. Mais, à ce stade, on ne peut trancher sur leur état ou dire qu'ils sont morts ou naufragés tant que l'on n'a pas trouvé de preuve établissant cette affirmation au regard des effets juridiques, moraux et politiques d'une telle conclusion. A son tour, le ministre de la justice a, dans son explication de la loi sur le blanchiment de l'argent et le financement du terrorisme, précisé qu'il y a un groupe concerné par ce domaine qui s'appelle ''Ghavi'' et c'est la partie qui fait des recommandations et critères que l'on doit nécessairement appliquer dans ce domaine en plus d'un groupe régional issu du groupe des pays du moyen orient et de l'Afrique du Nord qui a fait une évaluation des activités de la Mauritanie dans ce domaine l'année écoulée. Il a ajouté que l'Etat a estimé qu'en raison de l'accélération du rythme du crime de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme, il faut se conformer aux recommandations internationales subséquentes et réviser et moderniser la loi de 2005 régissant le blanchiment d'argent et de financement du terrorisme. Le ministre a passé en revue la nouvelle loi qui se compose de 10 chapitres et de 60 articles qui traitent le sujet. C'est ainsi que le 1er chapitre de la loi définit un certain nombre de concepts utilisés en la matière et le deuxième les faits incriminés par cette loi tout comme il aborde les associations qui n'ont pas de but lucratif mais qui doivent se conformer aux règles régissant ce domaine et la cellule d'analyse financière (CANIF) et la commission nationale de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Pour sa part, la ministre du développement rural a, dans son explication du projet de loi portant ratification du contrat programme entre l'Etat mauritanien et la société nationale d'aménagements et de travaux (SNAT) pour la période 2019 - 2021, noté que cette société a été créée en 2009 pour contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques dans le domaine des aménagements hydro-agricoles. Elle a relevé qu'en raison du besoin et des potentialités disponibles dans le secteur rural, il est prévu à court et moyen termes d'augmenter le volume des travaux en cours dans le secteur, ce qui requiert la signature de ce contrat - programme en particulier avec la hausse de la croissance agricole notamment à travers l'élargissement des superficies cultivées et le relèvement de la rentabilité des périmètres agricoles ces dernières années. La ministre a affirmé que ce contrat - programme, qui s'étend sur 3 ans, avec un coût global de 621 millions 151 mille 408 ouguiya (MRU), profitera au secteur agricole pour un montant de 498 millions 900 mille ouguiya (MRU) et au secteur de l'environnement (à travers les pare- feux) pour un montant de 122 millions 251 mille 408 ouguiya (MRU).

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Mis à jour le 23/10/2026 00:02