Les ministres de la culture et de l’économie commentent les résultats du conseil des ministres
Le ministre de la culture, de l’artisanat, porte- parole officiel du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh et le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Jiay ont commenté jeudi après- midi les résultats des travaux du conseil des min

Le ministre de la culture, de l’artisanat, porte- parole officiel du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh et le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Jiay ont commenté jeudi après- midi les résultats des travaux du conseil des ministres.
Le ministre de la culture et de l’artisanat a indiqué que le conseil a examiné un certain nombre de projets de lois, de décrets et de communications dont une communication sur les résultats de l’évaluation des politiques et des institutions mauritaniennes par la Banque Mondiale pour l’année 2016.
Le ministre a ajouté, dans une réponse à une question sur la position du gouvernement par rapport à ce que d’aucuns ont qualifié campagne médiatique officielle du Sénégal contre la Mauritanie, que le peuple mauritanien est un peuple patriote et réagit chaque fois que l’on porte atteinte à la réputation du pays ou à sa dignité, relevant que la Mauritanie actuelle n’a de tutelle ni de leçons ni à recevoir de personne.
Il a ajouté qu’elle œuvre dans le cadre d’une vision précise qui lutte contre la gabegie et dispose de son propre agenda, de ses mécanismes et outils ainsi que de ses cadres d’action tout comme elle lutte contre les séquelles de l’esclavage et propage science et connaissance.
Le ministre a précisé que les mauritaniens sont restés et depuis longtemps des maîtres et des leaders scientifiques et en matière d’orientation en Afrique en général et ne peuvent pas être traités d’analphabètes, attirant l’attention sur le fait que la Mauritanie n’a, à aucun moment abrité un centre de traite négrière et est toujours rangée à la première place au niveau africain et arabe en matière de liberté de la presse et aucun journaliste ni un artiste n’a été emprisonné pour avoir parlé du Président.
Il a encore affirmé que ces campagnes à caractère hystérique sont des nuages passagers et que la Presse et autres parties concernées dans ce cadre sont censés y répondre.
S’agissant d’une question sur l’accusation des autorités du pays par le citoyen résident à Qatar Mohamed El Moktar Chinguitty de lui refuser arbitrairement ainsi qu’à ses enfants d’avoir un passeport, le porte- parole officiel du gouvernement a précisé qu’il n’est pas au courant qu’un quelconque mauritanien opposant ou non présentant les conditions pour l’acquisition d’un passeport en a été privé.
Répondant à une question relative à la présentation par le gouvernement de son programme au parlement, le ministre a rappelé, que les réformes de 2011 le prévoient en cas d'élection du parlement et de formation d’un gouvernement, suite à ces consultations. Mais l’article en question n’a pas été mis en vigueur à l’époque, faute de renouvellement du sénat alors, soulignant l’entrée en vigueur dudit article, pendant l’actuelle session parlementaire. Toutefois, le gouvernement ayant été formé à l’époque où l’article précité n’était pas opérationnel. Aussi, cette loi constitutionnelle ne peut être mise en vigueur qu’à l’issue de l’élection de l’Assemblée et de la formation du gouvernement suite à cette élection.
En réponse à une question sur la non-inscription par le délégué permanent à l’ONU à New York, du nom du Président de la République pour prononcer son discours, le ministre a souligné que c’est infondé, que le Chef de l’Etat a été programmé, après 14 allocutions, mais des préoccupations l’ont poussé à s’excuser et à déléguer le ministre des affaires étrangères, pour prononcer son discours à sa place.
« Ce que le magazine Jeune Afrique a publié est infondé et dénote de mobiles malhonnêtes et inobjectifs », a dit le porte-parole.
Intervenant à son tour, le ministre de l’économie et des finances a indiqué avoir présenté une communication sur les résultats de l’évaluation des politiques et institutions de la Mauritanie pour l’année 2016 par la Banque Mondiale, dans le cadre de ses relations avec les pays bénéficiaires des fonds de l'Institut international de dépôt, dont les résultats sont parus au cours des dernières semaines.
« Ces rapports et d’autres données ainsi que des évaluations indépendantes ont attesté la conformité de nos institutions, de nos cadres juridiques et de nos procédures aux normes internationales en vigueur », a-t-il affirmé.
« Ce rapport annuel a englobé 37 Etats africains et jeté la lumière sur les capacités du pays dans certains domaines précis, à travers 16 indicateurs, dont les plus importants sont la gestion macroéconomique, la politique monétaire, le taux de change, la politique budgétaire, les politiques structurelles dans le commerce, le secteur financier et le cadre réglementaire des entreprises, en plus des politiques de lutte contre l’exclusion, de la promotion de l'équité, de l'administration publique et des institutions, du point de vue de garantie des droits de la propriété et de la gouvernance, de la typologie budgétaire dans la gestion financière, la transparence, l’interpellation et la lutte contre la corruption dans le secteur public », a-t-il poursuivi.
"Cette évaluation classe les pays et leur donne un point allant de zéro comme le point le plus bas et 6 comme le point le plus élevé possible", a-t-il souligné, dévoilant le classement de la Mauritanie dans le rapport de 2015, de 3,3, avec des progrès au cours de l’actuelle année, en passant à 4,3 », a précisé le porte-parole.
« D’importantes avancées, comparativement aux 37 autres Etats concernés par le classement, dont seulement 7 ont enregistré des progrès, 15 autres ont plutôt régressé et 17 ont conservé leur anciens rangs », a-t-il ajouté, rappelant le classement antérieur de la Mauritanie à la 15e place au sein de ce groupe, avant de passer aujourd’hui à la 10ème.
Il a souligné enfin, l’importance de cette évaluation et les perspectives que ce classement ouvre, puisque la répartition du montant alloué à travers le guichet de l’association internationale de développement de la Banque mondiale, est fonction de ce classement, avec une part revenue à la Mauritanie pour la période 2018 à 2020 , estimée à 210 millions de dollars, fruit de ce point obtenu.
