Le Président de la République participe au sommet de l'OIC à Astana (Kazakhstan)
Les travaux du premier sommet de l’organisation de la Conférence Islamique sur les sciences, la technologie et l’invention ont été ouverts, dimanche matin, à Astana, capitale de la République du Kazakhstan

Les travaux du premier sommet de l’organisation de la Conférence Islamique sur les sciences, la technologie et l’invention ont été ouverts, dimanche matin, à Astana, capitale de la République du Kazakhstan. La cérémonie d’ouverture a été larquée par la présence du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz aux côtés de nombre de ses homologues chefs d’Etats islamiques, de leurs représentants, des représentants d’organisations régionales et internationales, ainsi que des représentants des partenaires internationaux de l’organisation de la Conférence Islamique.
A son arrivée à la salle de des conférences, le Président de la République a été accueilli par son homologue kazakh, le président Noursoultan Nazarbaïev. Après l’échange des formules de bienvenue et de civilités entre les deux chefs d’Etats, le Président de la République a pris place à l’emplacement réservé à la délégation présidentielle de Mauritanie, au milieu de la salle du congrès.
Après la prise de photos de famille des chefs de délégations participant à ce sommet, les travaux de ce sommet inédit de l’Organisation de la Conférence Islamique sur les sciences et la technologie ont été solennellement ouverts par la lecture de versets du Saint Coran.
Dans son discours d’ouverture, le président kazakh, M. Noursoultan Nazarbaïev, a adressé ses vifs remerciements aux chefs d’Etat et de délégations participants à ce sommet, le premier de son genre, pour avoir répondu positivement à l’invitation, soulignant que l’organisation à Astana d’un tel sommet prouve l’importance notoire que le monde islamique accorde aux sciences, à la technologie et à l’invention.
Le président Vazarbaïev a exprimé, au cours de son discours son inquiétude quant à la prolifération de la violence et de la haine à travers le monde, insistant sur la nécessité d’œuvrer à l’unité et à la solidarité au sein du monde islamique où vivent plus d’un Milliard et demi de musulmans pour pouvoir faire face à l’extrémisme et au terrorisme.
La Président de la République kazakhe a, par ailleurs, appelé à la création d’un fonds islamique pour les sciences et la technologie, annonçant la création par son pays d’un prix pour les inventeurs et chercheurs dans les domaines des sciences et technologies, rappelant le rôle et la contribution de la civilisation islamique dans la promotion de certaines sciences comme les mathématiques, la médecine ou la chimie, rappelant que l’islam encourage la connaissance et souligne éloquemment la différence entre l’homme de sciences et l’ignorant.
Pour sa part, le président turc, président du 13e sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique, M. Recep Tayyip Erdogan, a exprimé sa fierté de participer à ce sommet inédit sur les sciences, la technologie et l’invention, remerciant le président et les autorités kazakhs pour l’hospitalité généreuse et la bonne organisation du sommet, et aussi pour l’organisation de la foire d’Astana 2017.
Il a souligné l'importance du thème du sommet pour le monde islamique à la lumière des nombreux défis auxquels il est confronté. Il a également souligné la nécessité de s'en tenir à l'islam et sa déréglementation et à la recherche du savoir du ‘’berceau à la tombe’’. Il a également appelé à doubler les allocations financières réservées au domaine de la science et de la technologie parce que l'avenir est particulièrement lié à la science et au savoir.
Le président du Comité permanent de la coopération scientifique et technologique de l'organisation, le président du Pakistan, M. Mamnoun Hussein, a indiqué dans son allocution pour la circonstance, l'importance de ce sommet qui vise à relancer le patrimoine islamique en général et à jeter les bases pour relever les défis auxquels le monde islamique fait face et les moyens de restaurer la gloire de la Nation Islamique en améliorant la science et la technologie.
Pour sa part, le président de l'Union africaine, Alpha Kondé, président de l'Union Africaine, a exprimé sa satisfaction pour la convocation du sommet, qui fera de la science et de la technologie un sujet pour gagner l'avenir, soulignant les relations étroites entre l'Afrique et le monde arabe.
Quant au secrétaire général de l'OCI, M. Yousef bin Ahmed Al-Othaimeen, il a déclaré que le sommet «constitue un événement historique notoire en tant que premier sommet de l'OCI consacré au renforcement et à la promotion de la science et de la technologie».
Il a ajouté que ce sommet est unique du moment où il indique que "l'islam est une religion de pensée, d'esprit et de science, qui cherche à se libérer des illusions et des mythes et appelle à la modération et à la lutte contre l'extrémisme".
Le document de l'OCI sur la science, la technologie et l'innovation a été développé à l’issue de nombreuses consultations avec 157 scientifiques et experts issus des 20 pays de l'OCI, il a égélement été enrichi à la lumière des recommandations émanant des États membres.
Le document donne un aperçu sur les nouvelles sciences et technologies émergentes et des ramifications sociales et économiques. Il établit des priorités et des recommandations spécifiques pour aider les États Membres à relever les défis liés à l'élaboration de normes éducatives, à créer des emplois pour les jeunes, à atténuer les effets négatifs du changement climatique et à améliorer la santé humaine, l'énergie et les ressources en eau.
Le document énumère également certains des principaux programmes scientifiques qui peuvent être entrepris conjointement par plusieurs pays et qui sont les principaux facteurs permettant de renforcer l'économie de la connaissance des États membres et de rendre leur économie tributaire de l'industrialisation.
"Le succès du programme de travail de la FAO pour la science dépend de la coopération et de la coopération mutuelles entre les États membres de l'OCI", a déclaré un certain nombre de commentateurs, demandant un passage des programmes nationaux aux activités coopératives et complémentaires.
En plus de son thème principal, le sommet abordera les plus importantes questions régionales intéressant le monde musulman, en particulier la Syrie, l'Irak, la Palestine et le Myanmar.
