Les partenaires de la Mauritanie se félicitent de son approche relative à la lutte contre l'extrémisme et appellent à une conjugaison des efforts pour faire face au phénomène
Des partenaires internationaux de la Mauritanie se sont félicités, mercredi, à l'occasion de leur participation à Nouakchott au colloque sur la culture de la paix et de la modération comme moyen de lutte contre l'extrémisme violent, de l'approche du pays

Des partenaires internationaux de la Mauritanie se sont félicités, mercredi, à l'occasion de leur participation à Nouakchott au colloque sur la culture de la paix et de la modération comme moyen de lutte contre l'extrémisme violent, de l'approche du pays dans ce domaine et des résultats importants qu'elle a enregistrés pour faire face aux défis sécuritaires dans la région.
Dans un mot prononcé pour la circonstance, la sous secrétaire d'Etat adjointe américaine aux affaires africaine, Mme Williams Biza a indiqué que les Etats Unis d'Amerique sont décidés d'accompagner les efforts de la Mauritanie et des pays de la région visant à relever les grands défis sécuritaires qu'ils affrontent, du fait de l'extrémisme violent, soulignant que seule une stratégie véritablement globale mobilisant un large éventail de parties prenantes peut répondre à ces facteurs sous-jacents.
Elle a ajouté que les groupes extrémistes violents abusent de la culture et de la religion pour justifier des atrocités épouvantables et qu'ils abusent en, particulier de l'Islam, soulignant qu'il est connu qu'en Mauritanie, il y a des érudits et des personnalités religieuses respectées qui pourraient discréditer un tel abus.
Elle a en outre indiqué que la Mauritanie est un centre d'enseignement islamique et que ses érudits sont bien outillés pour répondre aux attaques faites au nom de l'Islam et préconiser des messages de paix.
Le porte parole de l'Union Européenne au colloque a, lui, aussi, salué les efforts de la Mauritanie visant à faire face au phénomène de l'extrémisme, à travers l'adoption d'une approche globale tenant compte des différentes dimensions du phénomène, soulignant que l'Union Européenne envisage de mettre en place un programme de prévention des conflits axé sur trois objectifs essentiels, à savoir une bonne prise en charge des jeunes par les acteurs gouvernementaux, locaux et non gouvernementaux, la facilitation du dialogue entre les communautés, les factions religieuses et les populations y compris les jeunes et enfin le suivi et la prise en charge des jeunes en conflit avec la loi.
Il a ajouté qu'aucun pays ne peut ignorer la gravité de l'extrémisme, qu'aucune nation et qu'aucun régime ne peuvent à eux seuls faire face à ce danger, surtout à ce moment où le monde d'aujourd'hui exige la conjugaison des efforts et la coordination entre les gouvernements locaux et la société civile pour faire face à l'extrémisme en vue de son éradication.
Il a enfin exprimé la disposition de l'Union Européenne de continuer d'oeuvrer pour faciliter le dialogue entre des personnalités scientifiques de l'Occident et du Monde islamique pour connaître les causes de l'extrémisme dans la société, disant que l'Union Européenne est convaincue que la sécurité et la stabilité ne peuvent se réaliser dans la région du Sahel sans l'éradication de l'extrémisme, partant du fait que la stabilité et le développement sont indissociables.
De son côté, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies, chargée du Sahel a affirmé que la Mauritanie a toujours été, grâce son histoire authentique, à son attachement à sa religion et à la tolérance de son peuple, à l'avant garde de ceux qui ont combattu les idées et les idéologies extrémistes qui se sont amplifiées récemment dans la région du Sahel à cause de plusieurs facteurs.
Elle ajouté que l'organisation de cette rencontre à Nouakchott prouvent
que le peuple mauritanien et sa direction sont convaincus du fait que la religion constitue un facteur d'unité et de paix et qu'elle ne peut en aucun cas être la cause de douleurs pour l'humanité.
Elle a insisté sur la nécessité d'un dialogue culturel et religieux pour faire face au phénomène en vue de l'éradiquer, se félicitant de la création par le groupe des 5 pays du Sahel d'une cellule visant à mettre fin à l'extrémisme violent.
Elle s'est enfin engagée, au nom des Nations Unies, à accompagner ces pays dans leurs efforts.
