Le Sénat adopte le projet de loi de finance initial pour l'année 2015
Le Sénat a adopté, au cours d'une plénière tenue jeudi à Nouakchott sous la présidence de M. Ba Abdoul El Hadj, vice président de cette chambre, le projet de la loi de finance initial pour l'année 2015 avec les modifications proposées par la commission d

Le Sénat a adopté, au cours d'une plénière tenue jeudi à Nouakchott sous la présidence de M. Ba Abdoul El Hadj, vice président de cette chambre, le projet de la loi de finance initial pour l'année 2015 avec les modifications proposées par la commission des finances du Sénat.
Ce budget qui s'équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 441108478000 UM (quatre cent quarante et un milliards cent huit millions quatre cent soixante dix huit milles Ouguiyas) vise à réaliser un taux de croissance économique de 6%, à maîtriser le taux de l'inflation à un niveau ne dépassant pas 4,6%, à réaliser un excédent budgétaire de l'ordre de 1,2% du produit intérieur brut et à maintenir un niveau satisfaisant de réserves en devises.
Dans leurs interventions, les sénateurs ont loué l'amélioration constatée au niveau de l'économie nationale au cours de l'année 2014, appelant à accorder un intérêt particulier à l'amélioration des conditions de vie des travailleurs.
Le ministre des finances, M. Thiam Diombar a présenté devant les sénateurs un exposé sur le cadre général dans lequel a été élaboré le budget 2015, rappelant la situation actuelle de l'économie mondiale et la baisse des prix du fer et de l'or qui en est découlée.
Il a ajouté que le budget 2015 a pris en considération ces problèmes ainsi que les conséquences découlant du déficit pluviométrique enregistré cette année.
Le ministre a noté que l'année 2014 a été marquée par une amélioration de l'économie nationale, malgré une conjoncture internationale défavorable caractérisée par une baisse des prix des matières premières citées plus haut, ce qui s'est répercuté négativement, a-t-il dit, sur les entrées du budget de l'Etat.
Il a souligné que malgré tous ces problèmes, le gouvernement a pu renforcer les acquis réalisés au cours des dernières années en matière de croissance économique, de maîtrise de l'inflation et de consolidation du budget.
