Le Président de la République appelle à l'accélération de l'exécution du projet du Centre de Prévention des Maladies en Afrique
Le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé, ce lundi à Malabo, à l'accélération de l'exécution du projet du Centre de Prévention des Maladies en Afrique, dont la création avait été décidée lors du sommet d'Addis-Abeba

Le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a appelé, ce lundi à Malabo, à l'accélération de l'exécution du projet du Centre de Prévention des Maladies en Afrique, dont la création avait été décidée lors du sommet d'Addis-Abeba.
Le Président de la République, qui s'est exprimé au cours de la cérémonie de remise du prix international de l'UNESCO- Guinée Equatoriale pour la recherche biologique a, également, appelé à la création d'un centre africain des recherches agrovétérinaires, constituant une référence pour les chercheurs africains, contribuant à l'amélioration des produits agricoles et permettant l'exploitation rationnelle des produits de la richesse animale, en vue de réaliser la sécurité alimentaire à l'échelle du continent.
Voici le texte intégral du discours du Président de la République :
''Excellence Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale;
Excellences Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement
Excellence Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l'Union Africaine;
Excellence Madame Irana Bokova, Directrice Générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (UNESCO) ;
Honorables invités,
Mesdames, Messieurs
Il m'est particulièrement agréable, d'adresser mes vifs remerciements à mon frère Son Excellence Monsieur le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, pour son
aimable invitation, en vue de prendre part à la Cérémonie de remise du Prix international de l'Unesco- Guinée Equatoriale pour la recherche en sciences de la vie.
C'est ici le lieu, pour moi, d'exprimer, à travers vous, Monsieur le Président, au Peuple et au Gouvernement de la République s ur de Guinée Equatoriale, notre gratitude pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité généreuse dont nous avons été l'objet, depuis notre arrivée dans cette belle capitale Malabo.
Je saisis, également, cette opportunité pour rendre un vibrant hommage au rôle éminent que joue
l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, les Sciences et la Culture (Unesco) en matière de promotion de la recherche scientifique et l'encouragement des institutions et des personnalités auteurs de brillants travaux dans les différentes disciplines scientifiques, travaux qui contribuent, de manière concrète, au progrès et au bien-être de l'Humanité.
Je tiens aussi à saluer les efforts inlassables de Son Excellence Madame lrina Bokova, Directrice Générale de l'Unesco et à la féliciter pour les succès déjà enregistrés durant son mandat actuel, et sommes persuadés que l'UNESCO connaitra, sous sa direction, davantage de dynamisme et de progrès.
Je salue le Président de la République de Guinée Equatoriale pour l'intérêt qu'il accorde à la recherche pour le développement des connaissances dans les domaines scientifiques, au service de l'humanité.
Je saisis cette occasion pour adresser mes félicitations aux chercheurs qui ont bien mérité cette distinction pour leurs travaux scientifiques exceptionnels, des travaux qui auront, sans doute, un impact décisif sur le progrès des connaissances dans le domaine des sciences de la vie, tout comme ils auront des retombées positives sur le développement de l'agriculture, l'avancement des recherches biologiques relatives aux cellules souches et leurs applications en médecine et la lutte contre les pandémies et les fléaux tels que la tuberculose, le paludisme et le sida.
Il s'agit là de questions auxquelles les dirigeants africains accordent une importance capitale, qui s'est traduite par la déclaration de 2014 "année de l'agriculture et de la sécurité alimentaire" et par la mise en place du Comité d'Action de l'Observatoire du Sida en Afrique.
Certains de nos pays africains font face, aujourd'hui, au grave défi que constitue le virus Ebola qui, en peu de temps, a fait un très grand nombre de victimes, sans que les mesures prises, jusqu'ici, n'atténuent sa gravité ou n'arrêtent sa propagation.
Cette situation impose aux chercheurs africains de concentrer leurs efforts sur la virologie en vue
d'éradiquer cette épidémie.
Dans ce cadre, je lance un vibrant appel à l'accélération de la mise en place du Centre Africain pour la Prévention et la Lutte contre les maladies, que les dirigeants africains ont décidé de créer, lors du sommet tenu à Addis-Abeba.
J'appelle également à la création d'un cadre qui permette aux chercheurs africains de réaliser des
travaux, de haut niveau, dans les domaines scientifiques notamment ceux de l'agriculture et de l'élevage en vue d'améliorer les rendements agricoles et de rationaliser la gestion des ressources animales, de manière à assurer la sécurité alimentaire du continent.
Excellences
Mesdames Messieurs
Le développement des sciences et l'encouragement de la recherche scientifique représentent des enjeux fondamentaux pour les pays africains. Les grands problèmes auxquels l'Afrique fait face ne pourront trouver de solutions appropriées que dans le cadre de la prise en charge, par la recherche scientifique, de ces questions.
Dans le domaine des recherches médicales, l'accent devra être mis sur les maladies qui affectent les populations du continent. Des épidémies continuent, jusqu'ici, de provoquer des ravages en Afrique, sans que l'attention des chercheurs ne soit suffisamment portée sur ces fléaux pour en limiter la gravité. Le Paludisme qui affecte annuellement des milliers d'Africains, demeure sans remède.
Nous faisons face aujourd'hui, au virus Ebola qui fait des milliers de victimes africaines, sans que des solutions pertinentes ne soient encore développées.
Malgré la découverte du virus depuis plusieurs décennies, aucun traitement efficace contre la fièvre hémorragique qu'il entraine, n'a été trouvé, jusqu'ici.
L'Afrique devra, dans le domaine scientifique, compter sur ses propres potentialités et sur les compétences de ses chercheurs, pour ouvrir de nouveaux horizons à son essor.
La jeunesse africaine, active dans le domaine de la recherche scientifique, est capable de conduire une révolution scientifique à même d'améliorer les pratiques et de renouveler les mentalités. Les scientifiques africains sont, aujourd'hui, présents dans presque tous
les centres de recherche du monde. Parmi ces chercheurs certains ont reçu des prix scientifiques
internationaux de renommée tel que le Prix Nobel.
Excellences
Mesdames Messieurs
En raison de la prise de conscience des Africains de l'intérêt de la recherche scientifique, la charte de l'Union Africaine a réaffirmé la nécessité d'oeuvrer au développement du continent à travers la promotion de la recherche dans tous les domaines, en particulier celui
des sciences et de la technologie. C'est ainsi qu'un département, en charge de l'élaboration de stratégies pour le développement des Sciences et des Technologies, a été créé au sein de la Commission de l'Union Africaine.
De même, l'Union Africaine a créé, en septembre 2008, avec l'appui de ses partenaires au développement, le Prix Scientifique de l'Union Africaine, pour encourager les chercheurs africains à mener une recherche scientifique domestique, en vue de trouver des solutions
aux problèmes et défis auxquels le continent est confronté.
En juillet 2010, les chefs d'Etat et de gouvernement ont décidé de rebaptiser cette distinction: "Prix scientifique de l'Union Africaine N'kwamé N'kourumah", en hommage à cet illustre leader panafricain qui a consacré sa vie au service du Continent. Ce prix est destiné à encourager les efforts des jeunes chercheurs à l'échelle nationale, à récompenser les femmes scientifiques au
niveau régional et à stimuler l'émulation entre les chercheurs, sur le plan continental.
Parmi les lauréats à l'honneur aujourd'hui, figure un scientifique qui a déjà gagné le prestigieux Prix N'kwamé N'kourumah.
Excellences
Mesdames Messieurs
La contribution appréciable de l'Afrique à l'héritage civilisationnel de l'humanité et sa place éminente dans l'Histoire, imposent, aujourd'hui, aux fils du continent, une participation active à la civilisation actuelle, fondée sur la science et le savoir.
Ceci impose aux chercheurs africains, outre la recherche sur les problématiques du Continent, de
s'impliquer dans la recherche de solutions aux questions posées au niveau planétaire. En effet, la caractéristique principale de l'approche scientifique est sa faculté de transcender les contingences culturelles et les frontières géographiques, pour exprimer l'intelligence humaine
dans sa pureté.
Avec la globalisation, le monde est devenu un seul village dont les habitants peuvent puiser dans le savoir scientifique, les moyens d'administrer leurs affaires de la manière la plus efficiente.
Excellences
Mesdames Messieurs
Permettez-moi de réitérer mes remerciements à mon frère Son Excellence Monsieur le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, et, à travers lui, au Peuple et au Gouvernement de la République soeur de Guinée Equatoriale, pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité africaine authentique.
Je vous remercie.
