Le Président de la République : "Tout ce qu'endure le Mali nous touche directement"
Au cours d'un point de presse conjoint avec le président malien, organisé, jeudi soir, à Bamako, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a répondu aux questions de la presse nationale

Au cours d'un point de presse conjoint avec le président malien, organisé, jeudi soir, à Bamako, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a répondu aux questions de la presse nationale et internationale sur la situation qui prévaut actuellement dans le Nord malien.
Tout d'abord, le Président de la République a tenu à remercier le président malien et, à travers lui, le peuple et le gouvernement maliens pour l'accueil qui lui a été réservé, qui d'ailleurs ne surprend pas, dira-t-il, étant donné les liens historiques unissant les deux pays.
" Pour ce qui est de la la situation malheureuse d'instabilité et d'insécurité qui sévit au Mali comme, malheureusement, dans beaucoup de pays d'Afrique, notre réponse est de faire l'effort nécessaire pour, d'abord, apaiser les esprits et amorcer le dialogue entre les frères ", souligne-t-il.
" Apaiser les esprits et éviter d'enflammer la situation, c'est le rôle des dirigeants que nous sommes, mais aussi des journalistes que vous êtes ", a-t-il ajouté, s'adressant aux représentants de la presse.
" Avec l'aide d'Allah, nous allons surmonter ces difficultés passagères pour rétablir la paix, la stabilité et la sécurité au Mali qui finalement bénéficiera à toute la région sahélienne, à toute l'Afrique et même au-delà. Il s'agit de situations qui arrivent, mais elles sont gérables ", a-t-il précisé.
En réponse à la question sur ce que peut faire concrètement la Mauritanie pour venir en aide au Mali, le président de la République dira que :" La Mauritanie n'épargnera aucun effort, contribution ou engament pour sortir le Mali de cette situation. On ne se dérobe pas.
" Nous somme donc aux côtés de nos frères maliens. Tout ce qu'endure ce pays frère, nous touche directement. Mais il faut savoir que ramener la paix, ce n'est pas s'engager dans une guerre. Car, tôt ou tard, on aura besoin de dialoguer, de discuter. On s'engage aux côtés du Mali pour ramener la paix. Et nous y parviendrons ", a-t-il conclu.
