L'Assemblée nationale adopte deux projets de lois portant sur deux conventions sur la femme et l'enfant
L'Assemblée nationale a adopté jeudi, au cours d'une séance plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil son président, deux projets de lois dont le premier porte sur le statut de l'organisation

L'Assemblée nationale a adopté jeudi, au cours d'une séance plénière présidée par le député Mohamed Ould Boilil son président, deux projets de lois dont le premier porte sur le statut de l'organisation pour la promotion de la femme dans les pays membres de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI) et le second a trait au convenant sur les droits de l'enfant.
M. Sidi Ould Tah, ministre des affaires économiques et du développement, ministre des affaires étrangères et de la coopération par intérim a, dans son exposé devant les députés, indiqué que la convention objet du 1er projet de loi vise la création d'une organisation spécifique aux femmes musulmanes relevant de l'OCI.
Cette organisation met en exergue, contrairement à certaines idées reçues, la place de choix que l'Islam accorde à la femme.
Il a ajouté que cette organisation compte mettre en oeuvre un programme pour renforcer le rôle de la femme et l'encourager à obtenir ses droits en partant d'une interprétation saine de notre religion.
S'agissant du second projet de loi, le ministre a dit qu'il s'inscrit dans le cadre d'une série de conventions entre les pays membres de l'OCI et qu'il a pour effet de créer un cadre juridique pour la promotion des droits de l'enfant musulman, préserver ses droits en tant que partie intégrante des droits de l'Homme et souligner la place de choix que lui réserve l'Islam.
M. Ould Tah a présenté un exposé sur les droits de l'enfant en Islam commentant les 25 articles du convenant qui définissent l'enfant, abordent la finalité du texte, les principes généraux dont il s'inspire, les devoirs des Etats signataires et les droits fondamentaux de l'enfant.
Le convenant traite, en outre, du travail des enfants; du thème de la justice et de la responsabilité des parents dans la protection de l'enfant contre les risques auxquels il est confronté.
Les députés ont, dans leurs interventions, apprécié les deux projets de lois appelant à l'adoption d'une politique de communication et d'aducation pour propager la prise de conscience des grands avantages conférés par l'Islam à l'enfant et à la femme et à se lever face au matraquage mediatique imposé par la mondialisation et tendant à imposer les valeurs occidentales.
Ils ont mis l'accent sur la nécessité de mettre en place un mécanisme approprié pour faire face à la déperdition scolaire et ses répercussions négatives tant sur les garçons que sur les filles compromettant ainsi leur avenir.
