L'Assemblée Nationale adopte un projet de loi autorisant la ratification de protocoles à la convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme
L'Assemblée Nationale a adopté, lundi à Nouakchott, au cours d'une plénière tenue sous la présidence de M. Mohamed Ould Boilil, président de cette chambre parlementaire, un projet de loi autorisant la

L'Assemblée Nationale a adopté, lundi à Nouakchott, au cours d'une plénière tenue sous la présidence de M. Mohamed Ould Boilil, président de cette chambre parlementaire, un projet de loi autorisant la ratification du protocole à la convention de l'Union Africaine sur la prévention et la lutte contre le terrorisme adopté à Addis Abeba le 8 juillet 2004 et signé par le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie le 27 janvier 2013.
Dans son exposé devant les députés, le Ministre des Affaires Economiques et du Développement, M. Sidi Ould Tah, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a indiqué que l'actuel projet de loi vise à mettre en place un protocole servant de référence au niveau continental et national mais aussi de référence pour les pays membres de l'Union Africaine pour prévenir et lutter contre le terrorisme.
Il a précisé que le protocole compte 12 articles axés sur les définitions, les termes et les engagements des pays ainsi que sur l'explication des mécanismes d'exécution et les rôles dévolus à l'Union Africaine, le plan de règlement des différends éventuels et les principes d'extradition des criminels en cas d'acte criminel, en plus d'autres articles relatifs à la signature du protocole et à ses mécanismes d'amendement.
Les députés ont loué cette convention qui permet, ont-ils dit, de trouver une stratégie commune de lutte contre le terrorisme, insistant sur le fait que parmi les principaux mécanismes de lutte contre le terrorisme figure la lutte contre la pauvreté, le chômage, l'ignorance, la marginalisation et la privation qui constituent les plus importants facteurs alimentant le phénomène.
Certains députés ont jugé que le projet de loi n'a pas présenté de définition claire et précise du mot terrorisme, précisant qu'il est nécessaire de définir l'acte criminel de manière sans équivoque.
