Vers l'immunisation des Mauritaniens contre la méningite
''Immuniser au total 1.500.000 mauritaniens dont l'âge se situe entre 1 et 29 ans contre la méningite'', tel est l'objectif d'une campagne de vaccination contre cette épidémie que l'Etat mauritanien va
''Immuniser au total 1.500.000 mauritaniens dont l'âge se situe entre 1 et 29 ans contre la méningite'', tel est l'objectif d'une campagne de vaccination contre cette épidémie que l'Etat mauritanien va organiser au mois d'octobre 2014 avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers comme l'organisation mondiale pour la santé (OMS) et l'alliance mondiale pour la vaccination.
Cette campagne a été annoncée mardi par Dr. Harouna Mamoudou Djingarey, point focal méningite à l'OMS pour l'Afrique de l'Ouest, actuellement en mission de plaidoyer pour la lutte contre cette maladie en Mauritanie, lors d'une rencontre avec la presse. La conférence intervient à l'issue des rencontres avec le ministre de la santé, M. Ahmedou Ould Hademine Ould Jelvoune et des services du département en charge de la vaccination.
Le responsable de l'OMS a, tout d'abord fait l'historique de l'introduction du vaccin ''MenAfrivac'' en Afrique, expliquant qu'il a été lancé pour la première fois sur le continent en 2010 à partir de Ouagadougou. Il a ajouté que l'effort de la vaccination a été orientée vers la ceinture méningite qui s'étende de la Mauritanie allant jusqu'à l'Ethiopie.
''C'est une maladie grave qui a occasionné en 1996 plus de 250.000 cas et 25000 morts que les dirigeants africains s'engagent à l'éradiquer à l'aide de ce vaccin qui est stable et immunogène pendant 10 ans aussi bien chez les enfants que les adultes'', a-t-il noté.
Au sujet du cas de la Mauritanie, Dr. Harouna Mamoudou Djingarey a précisé que le coût de l'opération, qui durera dix jours, a été entièrement supporté par la GAVI, notant qu'une enquête menée en juillet 2013 a révélé que 31 moughataas du pays sont à risque.
Il a ajouté que pour le succès de cette opération la chaine de froid va être renforcée et une grande campagne de plaidoyer doit être organisée à grand échelle avec l'implication de la société civile et des médias.
Le responsable de l'OMS a, encore, souligné qu'une enquête épidémiologique sera menée éventuellement en cas d'apparition des manifestations indésirables.
Répondant à une question sur le choix de la tranche d'âge, Dr. Harouna a réitéré qu'il est rare que la maladie affecte la personne après 25 ans.
Le Dr. Harouna Mamoudou Djingarey est accompagné par M.Rodrigue Barry, pont focal chargé de la communication au sein de l'OMS pour l'Afrique de l'Ouest.
Lui succédant, le Dr. M'Bareck Ould Houmeid, coordinateur du programme élargi de vaccination (PEV) au ministère de la santé, a souligné que la population mauritanienne est dans son ensemble favorable à la vaccination.
Il a ajouté que le MenAfrivac sera introduit dans le PEV de routine vers 2015.
Pour sa part, le Dr. Nacerdine Ouldzeidoune, coordinateur des programmes PEV et nutrition au sein de la représentation de l'OMS à Nouakchott, a souligné que tout vaccin engendre des effets secondaires qui sont minimes par rapport aux risques de la maladie.
Il a ajouté que l'introduction de ce vaccin constitue un nouveau jalon dans la lutte contre la mortalité et la morbidité en Mauritanie et un moyen sûr et efficace d'accélération de l'atteinte des OMDs sanitaires.
Rappelons, par ailleurs, que l'OMS vient de mettre à la disposition du Ministère de la santé un lot de 1000 kits de protection destinés aux personnels de la santé chargés de la prise en charge des malades infectés par la fièvre hémorragique à virus Ebola, en cas de son apparition.
Ce don rentre dans le cadre de la mise en oeuvre du règlement sanitaire international (RSI) et en droite ligne avec la préparation de la riposte à l'épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en cours en Guinée.
