Le ministre du développement rural affirme que le gouvernement a fait d'importants aménagements dans les domaines agricoles au cours des toutes dernières années
L'Assemblée nationale a organisé lundi une séance plénière présidée par M. Mohamed Ould Boilil, son président.
La séance a été consacrée à la réponse du ministre du développement rural M. Brahim Ould

L'Assemblée nationale a organisé lundi une séance plénière présidée par M. Mohamed Ould Boilil, son président.
La séance a été consacrée à la réponse du ministre du développement rural M. Brahim Ould M'Bareck Ould Mohamed Moctar à la question orale posée par la députée Aminata Niang.
Dans son interpellation du ministre, la députée a évoqué une vague de contestation exprimée par les populations de la vallée du fleuve dans les wilaya du Brakna et du Trarza, suite au projet saoudien relatif à l'aménagement d'aires agricoles estimées à 100 mille ha dans les zones de Boghé, des communes de Ould Birom, de Dar El Avia, de Dar Barka et de R'Kiz et Lixeiba.
La députée a indiqué que la majorité des populations concernées par ces aménagements récusent cette convention, qui dira-t-elle se fondant sur les témoignages des autochtones, n'est qu'un moyen d'expropriation de leurs terres et une privation de leur unique moyen de vie et zones de transhumance.
La parlementaire a indiqué que la gravité de cette situation lui impose de poser une question au ministre sur le sujet.
Dans sa réponse, le ministre du développement rural a présenté un exposé sur la problématique de la sécurité alimentaire, qui dira-t-il, constitue un lourd fardeau pour la plupart des Etats de la planète, rappelant la flambée mondiale des prix de denrées alimentaires enregistrée en 2007, qui s'est soldée par de nombreuses fluctuations survenues dans certains Etats.
Il a souligné également que les données présentées par la FAO indiquent que 500 millions enfants de la planète sont menacés par la famine à l'horizon 2015, évoquant l'agrandissement de l'écart entre les mondes arabe et africain.
Il a précisé que cette situation est due à l'insuffisance des aires cultivées consécutive à la désertification et à la croissance démographique dans le monde ainsi qu'à la faiblesse de la rentabilité agricole.
Il a précisé aussi qu'eu égard à cette situation, le gouvernement mauritanien a réalisé en 2009 des réformes fondamentales visant à créer les conditions appropriées pour l'agriculture dans le pays.
Il a cité à ce propos, entre autres mesures, la distribution gratuite des intrants agricoles , le suivi d'une politique d'aménagement des terres arables qui ont cerné 9.200 ha de 2009-2014 au lieu de 2.400 aménagés entre 1998-2009, l'augmentation des aires irriguées, le règlement des problèmes fonciers et des créances, la prise en charge du Fonds de crédit, d'Epargne et des financement des agriculteurs, la cession des équipements agricoles à leur profit.
Il a souligné également l'existence de projets structurels en cours de réalisation comme le canal qui permettra d'irriguer 15 mille ha et d'acquérir les équipements nécessaires pour maîtriser la qualité des semences, la construction de barrages et la clôture d'aires agricoles.
Le ministre a souligné aussi l'importante de la culture du blé introduite récemment dans la récolte nationale, enregistrant des résultats encourageants, précisant que la consommation mauritanienne de cette matière est comprise entre 250 à 300 mille tonnes, que le blé était délaissé ne bénéficiant malgré son importance d'aucun intérêt avant ces dernières années.
Le ministre a présenté par ailleurs un exposé sur la politique suivie pour assurer la sauvegarde et le développement de nos potentialités pastorales à travers les opérations d'insémination organisées par les autorités, le contrôle et la neutralisation des foyers épidémiologiques, les actions visant à augmenter la production à travers la création de fermes opérant dans ce domaine.
Il a souligné aussi que toutes ces mesures visent à assurer la sécurité alimentaire, à augmenter les récoltes stratégiques du pays; ce qui dira le ministre à conduit à l'ouverture d'une clause de partenariat avec des investisseurs pour renforcer, protéger et hisser le secteur agricole dans notre pays.
Il a indiqué également que les Etats du monde entier oeuvrent laborieusement pour obtenir des conventions de financement de leurs projets, considérant l'accord relatif à la question très sollicité par de nombreux pays.
Il a demandé aussi l'examen du contenu de cet accord, de ses dimensions et de ses objectifs avant de faire son appréciation, précisant qu'à la différence des interrogations exprimées par l'interpellation, l'actuel pouvoir n'a privé ou confisqué d'aucun citoyen ses terres, affirmant que c'est plutôt le contraire qui s'est produit, évoquant l'aménagement réalisé par les autorités d'immenses aires agricoles ainsi que leur exploitation gratuite par les citoyens, particulièrement dans les wilayas du Trarza et du Brakna, indiquant que le pouvoir a ramené les citoyens dans leurs fiefs, leur a octroyés des terres aménagés, des vaches et assurer tous les moyens pour mener une vie digne.
Le ministre a indiqué par ailleurs que les zones d'intervention du projet sont difficiles, avec une exploitation liée aux précipitations, choisies en raison des difficultés de leur mise en valeur à travers l'irrigation et de leur non exploitation dans le domaine agricole.
Il a indiqué aussi que parmi les objectifs du projet adoptée en 2014 figure la production de récoltes faisant partie intégrante de notre sécurité alimentaire, avec des prévisions productives estimées à 200 milles tonnes de blé et 300 mille tonnes d'orge ainsi que 600 tonnes d'aliments de bétail en plus de la création d'une infrastructure de base agricole et pastorale et la formation des habitants environnants sur les techniques agricoles en plus de la fourniture de 1.500 emplois.
Le ministre a précisé que le premier bénéficiaire de ce projet est le peuple mauritanien, en particulier les populations des zones concernées dont les doléances seront prises en considération avec la création de pistes à l'intérieur du projet pour assurer le passage des animaux.
Le ministre a conclu sa réponse en affirmant que le gouvernement mauritanien assume des responsabilités envers le peuple portant sur la création de toutes les conditions appropriées pour assurer son bien être.
