Interpellation du ministre de l'hydraulique et de l'assainissement par une députée
L'Assemblée nationale a tenu une séance plénière mercredi sous la présidence de la députée Ghlewa Mint H'Dhana, vice présidente de cette chambre. La séance est consacrée à l'interpellation du ministre

L'Assemblée nationale a tenu une séance plénière mercredi sous la présidence de la députée Ghlewa Mint H'Dhana, vice présidente de cette chambre. La séance est consacrée à l'interpellation du ministre de l'hydraulique et de l'assanissement M. Mohamed Lemine Ould Aboyé par la députée Habou Sylla.
La question de la députée est ainsi libellée: "Depuis longtemps le pays a toujours connu des problèmes récurrents en matière d'approvisionnement en eau potable. En ce moment, des voix s'élèvent un peu partout pour réclamer cette denrée rare qui est source de vie. En témoignent les manifestations qui ont lieu à l'intérieur du pays et à Nouakchott. Quelles dispositions, Monsieur le ministre, avez vous prises pour faire face à la détresse de nos citoyens?
Dans ses réponses, le ministre de l'hydraulique et de l'assainissement a expliqué que, sur instructions du Président de la République, son département a réalisé de grands projets structurants afin de rendre l'eau disponible de manière pérenne. Il en est ainsi du projet Aftout Sahli, Aftout Chergui et du projet Dh'Har dont les travaux démarreront le mois prochain.
En 2009, dit-il encore, il n'y avait au niveau rural que 350 réseaux d'adduction d'eau potable (AEP) alors qu'au cours des toutes dernières années de grandes réalisations ont été accomplies en matière d'offre d'eau potable à travers l'exécution de 363 réseaux AEP et 247 réseaux sont en cours de réalisation en plus de 522 autres programmées au niveau de toutes les wilaya du pays.
M. Mohamed Lemine Ould Aboyéa ajouté que les prospections géologiques montrent que la plus grande partie du pays ne dispose quasiment pas de ressources hydriques et que, s'il y en a, elles sont appelées à tarir dans les deux ans au plus, ce qui impose aux pouvoirs publics de fonder leur action sur de grands projets hydrauliques structurants.
Il a relevé que les protestations exigeant l'eau ont, en fait, commencé lorsque les citoyens ont perçu les mesures prises par l'Etat pour doter tous les villages de réseau AEP à partir de sources pérennes.
Il a aussi souligné que l'action est en cours au niveau de Nouakchott pour substituer un nouveau réseau à l'ancien qui est vétuste et ne peut supporter la pression des eaux venant d'Aftout Sahli.
Au niveau des quartiers "Tarhil", poursuit-il, le ministère a mis en place un plan d'urgence pour approvisionner ces zones en plus de la généralisation de points d'eau à différents coins du quartier.
Le ministre a ensuite présenté un exposé sur les réalisations accomplies dans ce domaine dont 2 stations d'épuration et de traitement d'une capacité de 100 m3/heure à Rosso et d'une étude pour consolider l'approvisionnement de la ville de Kiffa.
Une autre étude est en cours pour l'alimentation des villes de Kiffa et de Guerou à partir de Fopum Gleita dès l'année prochaine.
Par ailleurs, des forages seront entrepris à Djiguenni et à Tijikja pour l'approvisionnement en eau potable de ces deux villes.
M. Ould Aboyé a relevé que plusieurs réseaux AEP ont été inaugurés au Guidimagha au profit des grandes agglomérations urbaines et que 26 autres réseaux y sont programmés. De même, au cours des dernières années, 25 stations d'épuration des eaux du fleuve ont été construites le long de la vallée.
