"Le gouvernement se préoccupe de tous les mauritaniens à l'étranger", Déclare le ministre des affaires étrangères à l'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale a tenu une séance plénière mercredi sous la présidence de la députée Ghléoua Mint Lahdhana, vice présidente de cette chambre consacrée aux réponses du ministre des affaires étrangères

L'Assemblée nationale a tenu une séance plénière mercredi sous la présidence de la députée Ghléoua Mint Lahdhana, vice présidente de cette chambre consacrée aux réponses du ministre des affaires étrangères et de la coopération à la question orale posée par le député UPR, Mohamed Lemine Ould Cheikh.
Cette question est ainsi libellée:
"Le gouvernement actuel, c'est évident, a entrepris au cours des trois dernières années -sur instructions du Président de la République- bien des actions de secours en faveur des citoyens à l'étranger en de nombreuses circonstances, ce qui a eu pour effet de mettre un terme à leur souffrances dans de nombreux pays.
Toutefois il y a deux citoyens Mohamed Ould Sellahi et Ahmed Ould Abdel Aziz qui souffrent encore dans la tristement célèbre prison de Guantanamo. Leur état s'est encore détérioré après la grève de la faim que les pensionnaires de cette prison mènent depuis trois mois.
Qu'est ce que votre département a fait pour la délivrance de ces prisonniers et de leurs parents?
Le ministre a, dans sa réponse, souligné que l'Etat se soucie parfaitement du sort des citoyens mauritaniens où qu'ils se trouvent, en particulier ceux qui vivent des situations difficiles notant sa préoccupation par rapport à l'état des deux détenus en question.
Il a ajouté qu'il a pris toutes les mesures de nature à favoriser l'élargissement des deux prisonniers notant qu'au niveau du ministère des affaires étrangères, et selon les informations consignées dans les documents du ministère, l'affaire a été posée officiellement au cours de réunions avec l'ambassade des Etats Unis d'Amérique en 2010. A un moment donné, il était apparu que l'administration américaine était prête à les libérer ou au moins à les transférer dans leur pays dans le cadre d'une politique annoncée par le Président Barak Obama au début de son mandat et visant à fermer la prison de Guantanamo.
Le ministre a relevé que cette option a été entravée par un certain nombre de mesures prises par le Congress américain dont le fait qu'un prisonnier présenté devant un tribunal ne peut faire l'objet de transfert dans son pays avant de passer devant ce tribunal américain et de faire l'objet d'une décision de justice.
De même, les procédures de transfert dépendent désormais de trois administrations américaines à savoir: le ministère des affaires étrangères, ceux de la défense et de la justice.
Le ministre a attiré l'attention sur le fait qu'en raison de ces nouvelles dispositions, un nouveau type de contacts visant la remise du prisonnier qui n'est pas en instance de procès. Quant à celui dont le dossier est devant le tribunal les autorités mauritaniennes ont exprimé le vœu, qu'à l'issue de son procès, il puisse purger sa peine en Mauritanie.
Il a indiqué que des demandes officielles ont été communiquées dans des correspondances du gouvernement mauritanien à l'administration américaine via son ambassade à Nouakchott.
M. Hamadi Ould Hamadi a rappelé que le régime actuel n'assume, au demeurant, aucune responsabilité dans la remise du citoyen mauritanien aux services de renseignements américains à un moment donné ni dans l'arrestation de l'autre hors du pays.
Les députés ont, dans leurs interventions, demandé au ministre la poursuite des efforts pour le retour de ces prisonniers dans leur patrie ainsi que la mise en place d'une commission parlementaire pour contribuer à ces efforts en vue de leur libération.
