La SNIM assainit la situation des travailleurs de la sous-traitance
La Société nationale industrielle et minière a rendu publique une déclaration dans laquelle elle a souligné qu'elle a " bâti sa réputation en partie sur les bonnes conditions de vie et de travail qu'elle

La Société nationale industrielle et minière a rendu publique une déclaration dans laquelle elle a souligné qu'elle a " bâti sa réputation en partie sur les bonnes conditions de vie et de travail qu'elle offre à ses travailleurs et sur sa constance dans la préservation des droits et de la dignité des travailleurs conformément à la législation du travail ".
" Lorsque les pouvoirs publics ont décidé en 2010 d'assainir la situation des travailleurs de la sous-traitance, la SNIM a été la première à prendre les mesures nécessaires à la mise en oeuvre du processus de régularisation défini par le comité interministériel chargé du dossier sous la présidence du Premier ministre ", selon cette déclaration dont copie est parvenue à l'AMI. L'entreprise a ajouté qu'elle " travaille actuellement sur les trois axes de ce processus qui est le fruit d'une large concertation entre les partenaires concernés (pouvoirs publics, syndicats professionnels, employeurs) ". Les trois axes en question sont la formation et/ou recrutement des personnels qualifiés exerçant des emplois permanents, la professionnalisation et la spécialisation des entreprises de la sous-traitance et l'amélioration des conditions des travailleurs de la sous-traitance.
Concernant le premier axe, la déclaration a indiqué que " les tests professionnels de recrutement des personnels qualifiés de la sous-entreprise exerçant à la SNIM des emplois permanents ont permis à ce jour l'embauche de 171 agents. Actuellement, 511
travailleurs du secteur, ayant échoué lors de la première vague des tests, suivent un cycle de formation de perfectionnement dans les centres de formation de la SNIM pour se préparer aux prochains examens professionnels. Ces tests/formations, qui se poursuivront jusqu'à l'assainissement définitif de la situation, ont déjà touché 80% des personnes cibles. En attendant, la SNIM a arrêté depuis décembre 2010 le recours à la sous-traitance pour les emplois qualifiés permanents ".
Au sujet du second axe, la SNIM a expliqué que " suite à un audit des entreprises de la sous-traitance, des clauses ont été introduites dans les contrats en vue de faire de ces sociétés des véritables sous-traitants. Pour ce faire, il est dorénavant exigé de tout sous-traitant de remplir un certain nombre de conditions ", à savoir disposer d'un siège social et d'un personnel d'encadrement permanent, être en conformité avec le Code de commerce (fonds de commerce, RNC), être en règle avec les impôts et la sécurité sociale, disposer d'un système de gestion formelle (dossiers du personnel, journaux de paie, journaux comptables), disposer de moyens de transport du personnel, disposer de l'outillage individuel de protection et de sécurité, etc.. ". Le dernier audit effectué par la SNIM montre que la majorité des sous-entreprises se soumettent à ces exigences, affirme aussi la SNIM, signalant par ailleurs que " les activités faisant l'objet de sous-traitance ont été limitées à celles qui ne nécessitent pas de qualification professionnelle : le nettoyage industriel, le gardiennage et les travaux de manoeuvre. Certaines sous-entreprises se sont déjà spécialisées dans le gardiennage et d'autres dans le nettoyage ".
Quant au troisième axe, la déclaration rappelle que " pour améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs de ce
secteur, le coût de la sous-entreprise a connu deux augmentations en 2011 (40%) et en 2012 (8%). Dans le même ordre d'idées, une clause limitant la marge des sous-traitants a été introduite dans les contrats en vue de faire profiter les travailleurs de l'essentiel du revenu de leur travail ". Cela s'est répercuté positivement sur le net à payer, les indemnités de non logement et la prise en charge des soins des travailleurs et de leurs familles, se félicite l'entreprise.
