Le ministre d'Etat à l'éducation nationale interpellé par un député
L'Assemblée nationale a tenu dimanche une séance plénière, présidée par son vice-président M. Ahmedou Ould Hamoud, consacrée à la réponse à une question adressée par le député Mohamed Jemil Ould Mansour

L'Assemblée nationale a tenu dimanche une séance plénière, présidée par son vice-président M. Ahmedou Ould Hamoud, consacrée à la réponse à une question adressée par le député Mohamed Jemil Ould Mansour au ministre d'Etat à l'éducation nationale, à l'enseignement supérieur et à la recherche scientifique M. Ahmed Ould Bahia sur les affectations faites par le département pour certains professeurs.
La question posée se présente comme suit: "Le sit-in d'un groupe de professeurs, qui vous accusent ainsi que votre département de leur affectation arbitraire, fondée sur la logique de règlements de comptes, portant préjudice à la mission pédagogique, se poursuit depuis plusieurs jours. Pouvez-vous nous éclairer sur les mobiles qui vous ont conduit à prendre cette mesure et pourquoi aucune action n'a été entreprise pour satisfaire les revendications des grévistes?".
En réponse, le ministre d'Etat à l'éducation nationale a remercié l'Assemblée nationale pour cette opportunité pour jeter la lumière sur ces affectations. Avant de rentrer dans les détails, Ould Bahia a adressé ses félicitations aux 15.000 enseignants dont 4.500 professeurs qui exercent leur mission et dispensent les cours depuis le début de l'année dans toutes les wilayas du territoire national, "sans aucun absent, à l'exception de 64 professeurs dont 25 ont occupé un espace public au ministère d'Etat et exercé des comportements inacceptables visant à paralyser le service dans les établissements".
A propos des affections, le ministre d'Etat à l'éducation nationale a expliqué qu'en "vertu de l'article 64, les autorités compétentes ont le droit d'affecter les employés selon leur perception des exigences du travail et, lorsque la nécessité du travail est en opposition avec le désir de la personne, c'est la première qui l'emporte. "Partant de ce fait, le ministère a affecté 180 professeurs le 18 septembre 2012, vers des zones du pays, pour satisfaire les besoins exprimés par les établissements et personnels pédagogiques" a-t-il souligné, précisant qu'il s'agit de mesures courantes du département depuis ces dernières années.
"C'est même une mesure nécessaire dont l'objectif est de servir le système pédagogique à laquelle d'ailleurs ont répondu positivement certains professeurs mutés qui ont regagné de manière professionnelle et dévouée leur lieu d'affection" a-t-il ajouté.
"Il y a un autre groupe, dit-il, qui refuse de rejoindre son lieu de travail, qui tente de perturber le déroulement des cours dans les établissements pédagogiques et qui a fait recours à des procédés étrangers aux valeurs et aux moeurs de cette société comme les insultes verbales, le jet de pierres et autres objets, agissant de façon proscrite, sans aucun motif à part celui d'avoir été muté de manière légale et transparente vers des zones du pays pour enseigner ses fils, alors que le ministère a tenu constamment à privilégier le dialogue pour régler cette crise qui perdure", a-t-il conclu.
