2ème session du Sommet 5 + 5 à Malte en présence du Chef de l'Etat
Les travaux du sommet 5+5 entre européens et maghrébins ont repris samedi à Malte en présence du Président de la République pour redonner de l'élan à la coopération politique et économique entre les deux

Les travaux du sommet 5+5 entre européens et maghrébins ont repris samedi à Malte en présence du Président de la République pour redonner de l'élan à la coopération politique et économique entre les deux rives de la Méditerranée.
Une nouvelle session de discussions a lieu toute la matinée. Une conférence de presse finale est prévue vers 10H30 GMT pour présenter les conclusions du sommet rassemblées dans un document dit "Déclaration de La Valette".
Il s'agit du premier sommet depuis neuf ans pour ce forum communément appelée 5+5 (Espagne, France, Italie, Malte, Portugal + Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie, Tunisie) lancé à Rome en 1990.
Lors de la séance plénière de vendredi, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a évoqué les changements radicaux intervenus dans certains pays de la rive sud de la méditerranée qui ont contribué et contribueront, dit-il, à la consolidation des valeurs démocratiques et des règles de bonne gouvernance et ne manqueront pas, en outre, d'avoir un impact positif sur la maîtrise des défis de l'extrémisme et de l'immigration illégale.
Les valeurs de solidarité au sein du groupe 5+5, ajoute -t-il, sont susceptibles d'aider à surmonter les difficultés actuelles vécues et ce, dans le cadre d'un partenariat modèle fait d'équité, d'équilibre et d'intégration.
Les pouvoirs publics mauritaniens, souligne M. Mohamed Ould Abdel Aziz, ont déployé de grands efforts pour jeter les bases d'un Etat de droit. Aussi, dans le domaine de la démocratie, un train de réformes a été adopté suite au dialogue politique entre la majorité et certains partis de l'opposition,
Ce dialogue a abouti, entre autres mesures, à la révision de la Constitution; à la réforme des medias publics pour en garantir l'accès à tous les acteurs politiques et à la mise en place d'une commission électorale nationale indépendante.
Voulant également rassurer ses pairs du nord, le Président tunisien M. Moncef Marzouki a indiqué, pour sa part, que "les changements intervenus au sud de la Méditerranée "ne constituent pas une menace pour l'Europe"..
Le président français François Hollande a, en ce qui le concerne, évoqué "deux défis", le défi politique et le défi économique.
Les pays du Nord doivent "accompagner la transition démocratique", en faisant "en sorte que la dignité des personnes soit partout respectée", a-t-il dit. Sur le plan économique, le "développement de la rive Sud de la Méditerranée" et "la croissance qui doit être stimulée au nord de la Méditerranée" doivent aller "de pair".
