Atelier de formation sur les mécanismes de lutte contre la corruption
Le ministre des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah a supervisé jeudi à Nouakchott le démarrage d'un atelier de formation au profit de la société civile sur les mécanismes de lutte

Le ministre des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah a supervisé jeudi à Nouakchott le démarrage d'un atelier de formation au profit de la société civile sur les mécanismes de lutte contre la corruption.
Trois jours durant, les participants auront à suivre plusieurs exposés sur la stratégie nationale de lutte contre ce fléau et les lois portant sur le thème en Mauritanie ainsi que le rôle des medias dans la lutte contre ce phénomène en plus des conventions internationales en la matière.
Il s'agit de permettre aux activistes de la société civile et des personnes qui s'intéressent à ce phénomène de la corruption de se familiariser avec les concepts, systèmes, mécanismes et méthodes de lutte contre ce fléau, en connaître les formes et les meilleurs moyens d'y faire face.
Le ministre des affaires éconmiques et du développement a, en ouvrant les travaux, expliqué que cet atelier vise à former les organisations de la société civile à lutter contre la corruption à travers la présentation de la convention des Nations Unies sur le sujet ainsi ques les conventions régionales y afférentes.
Il a ajouté que la stratégie nationalecontre la corruption couronne un ensemble d'étapes pratiques franchies dont le fait que la Mauritanie est partie à la convention sur la transparence des industries extractives. A cela s'ajoute les réformes dans le domaine de la gestion financière, entre autres mesures visant à favoriser une culture de la transparence dans l'administration et la gestion des finances publiques.
Ces efforts, y compris les opérations de contrôle de l'inspection générale de l'Etat, ont permis au gouvernement d'économiser des montants substantiels qui allaient en fumée et qui ont été orientés vers la construction d'infrastructure de base.
Pour sa part, Mme Coumba Mar Gadio représentante du PNUD à Nouakchott a, indiqué que la convention des Nations Unies pour la lutte contre la corruption est entrée en vigueur le 14 décembre 2005 et les pays qui sont parties ont atteint les 155 Etats, relevant que les Nations sont désormais conscientes de la nécessité de créer des conditions favorables à la bonne gouvernance.
L'ouverture s'est déroulée en présence des ministres de l'intérieur et de la décentralisation; de la justice et du commissaire aux droits de l'homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile.
