Démarrage d'un atelier de plaidoyer pour la participation politique des femmes
Les travaux d'un atelier de réflexion et de capitalisation des expériences en matière de plaidoyer pour l'accès des femmes aux sphères de décision en Mauritanie, ont démarré mercredi à Nouakchott.
L'atelier,

Les travaux d'un atelier de réflexion et de capitalisation des expériences en matière de plaidoyer pour l'accès des femmes aux sphères de décision en Mauritanie, ont démarré mercredi à Nouakchott.
L'atelier, qui est organisé par le Groupe des Initiatives de plaidoyer pour la participation politique des femmes en collaboration avec l'Institut National démocratique (NDI), vise à conscientiser l'opinion publique sur l'importance de rehausser la participation de la femme dans les différents domaines politique, économique, social et culturel, et de mettre en place un plan d'action pour l'avenir en vue de réaliser cet objectif.
Les participants à cette rencontre suivront, 2 jours durant, un nombre d'exposés et interventions qui portent, dans leur ensemble, sur les acquis, difficultés et perspectives de l'action des initiatives de plaidoyer, les leçons tirées des expériences régionales ainsi que l'expérience d'appui des partenaires pour la participation politique des femmes.
Dans une allocution prononcée pour la circonstance, le directeur de relations avec la société civile au Commissariat aux Droits de l'Homme, à l'action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Mohameden Ould Hourma a indiqué que l'organisation de cette activité s'inscrit dans le cadre de l'intérêt qu'accorde le président de la République à la promotion de la femme et au renforcement de sa participation aux sphères de décision.
Ould Hourma a souligné que la ratification par la Mauritanie de la convention de lutte contre toutes sortes de discrimination à l'égard de la femme et son action pour réaliser les OMDs constituent la bonne preuve de l'équité de la femme dans le cadre d'une approche d'équilibre genre.
Il a loué les derniers amendements constitutionnels qui ont octroyé à la femme de grands avantages, tels que la création d'une liste nationale consacrée aux femmes et le renforcement de leur place dans les conseils municipaux.
De son côté, la responsable de la commission de communication au sein du Groupe des Initiatives pour la Participation Politique des Femmes, Mme Sy Lalla Aïcha a loué les progrès enregistrés dans le domaine de la participation politique des femmes en Mauritanie, grâce à l'engagement des pouvoirs publics, à travers l'adoption du quota de 20% accordé aux femmes et la stratégie d'institutionnalisation du genre, précisant que cet ensemble de faits a permis de faire évoluer le taux de présence des femmes aux parlement de 3 à 19 % et aux conseils municipaux à 33 % grâce à l'application de la loi sur le quota.
"Cependant, les femmes restent sous représentées dans l'administration publique, au niveau intermédiaire et supérieur, on constate une certaine régression par rapport à leur présence dans certains postes (Ambassadeurs, administration territoriale, Ministres, Secrétaires Générales", a ajouté Mme Sy
Quant à l'ambassadeur des Etats Unis d'Amérique, Mme Jeo Ellen Powell, elle a indiqué que la formation de la femme leader est vitale pour la réussite future de la Mauritanie, précisant que la capacité des femmes à contribuer à la croissance économique, à la prospérité, au progrès social, à la paix et à la bonne gouvernance reste inexploitée dans des très nombreux endroits.
Le directeur résident par intérim de l'Institut National de la Démocratie (NDI), Dr Badié HIMA a souligné que l'institut, dans le cadre de ses programmes d'intervention en Mauritanie, appuie le Groupe des Initiatives pour la Promotion de la Participation Politique des Femmes, et entend contribuer à aider le groupe dans ses efforts de plaidoyer pour favoriser l'accès des femmes aux instances de prise de décision.
