Démarrage des travaux du sommet de la CEDEAO en présence du Président de la République
Les travaux du sommet extraordinaire des pays de la Communauté des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) ont démarré jeudi à l'hôtel Ivoire à Abidjan en présence du Président de la République, Monsieur Mohamed

Les travaux du sommet extraordinaire des pays de la Communauté des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO) ont démarré jeudi à l'hôtel Ivoire à Abidjan en présence du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, et de représentants de l'Algérie, de la France, des Etats-Unis d'Amérique, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de l'ONU.
Le sommet sera centré sur la situation au Mali et la crise politique née du coup d'Etat en Guinée Bissau ainsi que les conséquences de celles-ci sur la sécurité et la stabilité dans la région.
Dans son mot d'ouverture, le président ivoirien, Monsieur Alassane Ouattara, président en exercice de la CEDEAO, a rappelé que celle-ci a déployé d'intenses efforts pour le retour à l'ordre constitutionnel au Mali, louant le rôle joué, dans le même cadre, par les dirigeants et les organisations régionales et internationales. Il a particulièrement cité l'implication des pays du champ, notamment la Mauritanie et l'Algérie, et leur contribution efficace à l'éloignement du danger du terrorisme et de l'instabilité.
S'agissant de la Guinée Bissau, M. Ouattara a appelé les putschistes à regagner leurs casernes, à relancer le processus électoral et à relâcher le président et le premier ministre.
De son côté, le président du comité de la CEDEAO, M. Kadré Désiré Ouedraogo, a passé en revue les défis qu'affronte la région suite à ces évènements, réitérant l'attachement de la Communauté à l'intégrité territoriale du Mali.
Pour sa part, M. Jean Ping, président de la commission de l'UA, a rejeté la proclamation unilatérale de l'indépendance de l'Azawad. Il a exprimé son inquiétude face aux flux de réfugiés maliens ayant quitté le nord du Mali vers les pays voisins.
La CEDEAO a offert des aides financières au Burkina Faso, au Mali et au Niger pour faire face aux réfugiés.
