Conférence de presse entre les 2 pôles du dialogue national: majorité et opposition
Les 2 pôles du dialogue national "majorité présidentielle et opposition" ont organisé jeudi soir une conférence de presse au Palais de Congrès sous la présidence des responsables des deux pôles MM. Mohamed

Les 2 pôles du dialogue national "majorité présidentielle et opposition" ont organisé jeudi soir une conférence de presse au Palais de Congrès sous la présidence des responsables des deux pôles MM. Mohamed Yehdhih Ould Moktar El Hacen pour les partis de l'opposition et Mohamed Yahya Ould Horma pour la majorité présidentielle.
Dans un mot pour la circonstance, M. Ould Moktar El Hacen a profité de la circonstance, pour indiquer que l'opposition a participé à ce dialogue convaincue qu'elle est que le pays a besoin de changement, d'un changement pacifique relevant qu'elle aspire que ce dialogue conduise à une renaissance du pays créant un terrain favorable à l'émergence d'un Etat moderne et d'une Nation unie et harmonieuse en dépit de sa diversité culturelle.
Il a souligné que le pôle de l'opposition a apporté un certain nombre de propositions touchant à tous les aspects de la vie du pays dont certains ont des incidences sur notre système politique au sens large, car nous estimons qu'aucune politique ne peut réussir en dehors de la stabilité et de l'alternance pacifique au pouvoir.
Nous sommes conscients que le pays "est sous développé et que les améliorations et progrès qui ont été réalisés ces dernières décennies n'ont pas réglé pour autant les problèmes structurels que vit le peuple mauritanien et il est regrettable que les approches posées depuis les années 60 demeurent presque celles que nous trouvons aujourd'hui.
C'est ainsi que nous continuons à nous demander comment parvenir à l'unité nationale entre l'ensemble des composantes du peuple et comment éradiquer l'esclavage. De même, le peuple continue à vivre dans des conditions déplorables sur le plan économique et social. En plus, les relations internationales sont dans une situation ne nous permettant pas de disposer de relations extérieures respectables".
Il a relevé que ces problèmes sont encore vécus après 50 ans d'indépendance et sont au coeur des discussions dans ce dialogue bien qu'on aurait dû aborder d'autres plus adaptées à l'époque et avec les problèmes du monde d'aujourd'hui.
Le responsable de l'opposition a noté qu'au niveau de l'opposition les espoirs placés dans ce dialogue sont grands et que les négociateurs ne sont venus pour évaluer le pouvoir de Ould Abdel Aziz ou de sa majorité; nous ne discutons pas non plus ses responsabilités car il s'agit de problèmes qui intéressent tous les mauritaniens qui ont d'ailleurs contribué à ce qu'ils ne soient pas réglés à ce jour, soulignant au même moment qu'ils sont prêts à prendre part à ce changement qui est l'exigence principale du peuple mauritanien.
Pour sa part M. Mohamed Yahya Ould Horma a, en ce qui le concerne, précisé que ce que le responsable de l'opposition a dit au sujet des dernières décennies et la gouvernance en ces temps là montre qu'après 50 ans d'indépendance, il y a un déficit essentiel dans la manière avec laquelle sont traités les problèmes nationaux.
Le bilan dicte que l'on a besoin d'un régime qui corrige cette situation et conduit le navire de la Mauritanie vers des rivages plus sûrs.
Il a indiqué qu'au niveau de la majorité présidentielle, ils considèrent que depuis 2 à 3 ans il y a eu un changement de fonds dans la façon avec laquelle la chose publique et les politiques publiques sont traitées, une façon qui prend en compte les questions de la marginalisation, de l'injustice, de l'amélioration de la gouvernance et des prestations de l'appareil de l'Etat au demeurant essentiel dans la construction des pays.
M. Ould Horma a noté qu'après les élections qui ont eu lieu depuis 2 ans, il y avait un engagement qui a permis à la classe politique de mener un dialogue national global sur des axes importants. Ce dialogue n'a pu aboutir pour de multiples raisons. Le pôle de la majorité et son président, M. Mohamed Ould Abdel Aziz appelle toujours à la nécessité de faire ce dialogue national.
Plusieurs approches ont été échangées entre la majorité et l'opposition sur cette question et un accord a été obtenu sur une feuille de route.
Il a relevé que tous connaissent que cette feuille de route n'a pas laissé échappé aucun axe liée à la vie institutionnelle et celle de tous les jours sans l'avoir abordé.
Et de formuler l'espoir de voir ce dialogue apporter des solutions globales acceptables pour la majorité et pour l'opposition ainsi que pour le peuple permettant de réaliser nos aspirations dans cette conjoncture particulière que traverse un monde marqué par les crises économique et financière, la chèreté des denrées alimentaires les crises de l'énergie et des matières de 1ère nécessité.
Il a encore dit qu'à l'ombre de ces contraintes, il faut que la classe politique en Mauritanie se demande quel est le meilleur système ou quelle est la meilleure approche à suivre pour une gouvernance politique et économique efficiente pouvant être le fondement d'un avenir prometteur.
Le responsable de la majorité a ajouté qu'il y a des divergences: certaines de fonds; d'autres anciennes sur la méthodologie mais l'objectif de tout dialogue est de lever les obstacles et d'apporter de nouvelles solutions ainsi que la sérénité entre les 2 parties.
Les questions n'ont pas le même ordre d'importance. Par conséquent, il faut évoluer par étape dans leur traitement. Certains sont délicates et nous sommes à la veille d'élections quasi générales. A cet effet, il convient de réviser le code électoral au premier chef et en urgence; il y a d'autres questions intéressant la bonne gouvernance; ce sont aussi des questions importantes car tout régime qui ne prend pas en compte la bonne gouvernance dans la gestion de la chose publique est condamné à l'échec.
Les deux responsables de la majorité présidentielle et de l'opposition, qui ont respectivement remercié la presse pour l'intérêt qu'elle porte à cette importante manifestation, ont répondu aux questions des journalistes en présence de plusieurs présidents de partis politiques, de députés et d'hommes politiques.
