Ouverture d'une journée de réflexion sur la médecine traditionnelle
Les travaux d'une journée de réflexion sur la médicine traditionnelle destinée à institutionnaliser ce type de traitement et de l'intégrer dans la politique de santé et la plan national de développement

Les travaux d'une journée de réflexion sur la médicine traditionnelle destinée à institutionnaliser ce type de traitement et de l'intégrer dans la politique de santé et la plan national de développement sanitaire ont débuté mercredi à Nouakchott. Supervisant la rencontre, le ministre de la santé, M. Ba Housseynou Hamady a précisé que l'apport de la médecine traditionnelle dans l'offre des soins en Afrique est reconnu par l'OMS depuis la déclaration d'Alma Ata en 1978 et qu'à l'heure actuelle elle constitue la première source de soins de santé pour environ 80% de la population dans les pays en développement. Parlant du cas de la Mauritanie, le ministre a précisé qu'en dépit de l'absence d'un inventaire précis sur les praticiens et les pratiques traditionnelles, cette médecine reste très populaire et constitue le principal recours des populations à revenu modeste, des malades désespérés des traitements modernes et prend en charge surtout les situations d'exclusion.
Il a ajouté que la médecine traditionnelle reste à ce jour très méconnue dans le pays à cause du manque d'un cadre juridique et institutionnel. Elle demeure aussi, dit-il, ternie par les charlatans qui se disent guérir toutes sortes de maladies et les herboristes venus de tout bord qui commercialisent des produits et qui profitent de l'absence d'une législation. Le ministre à, enfin, mis l'espoir les résultats de cette réflexion et réitéré l'engagement de son département de mettre en oeuvre une feuille de route devant mener à l'institutionnalisation de la médecine traditionnelle dans le pays. Pour sa part, le représentant de l'OMS à Nouakchott a précisé que son organisation apportera le soutien à tout usage de la médecine traditionnelle qui soit approprié, sans danger et efficace.
