Le Président de la République tient une rencontre directe avec le peuple

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a eu une rencontre avec le peuple, vendredi soir au Palais des congrès à Nouakchott, diffusée en direct par la Télévision et la Radio nationales. Cette
Le Président de la République tient une rencontre directe avec le peuple
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a eu une rencontre avec le peuple, vendredi soir au Palais des congrès à Nouakchott, diffusée en direct par la Télévision et la Radio nationales. Cette rencontre au cours de laquelle les citoyens à Nouakchott et dans les wilaya de l'intérieur ont posé leurs questions et suivi les réponses en direct intervient en commémoration du deuxième anniversaire de l'investiture du Président de la République. Prenant la parole, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a tout d'abord félicité le peuple mauritanien à l'occasion du mois béni de Ramadhan et lui a souhaité davantage de paix, de progrès et de prospérité. Il a ensuite indiqué qu'il tient à consacrer le principe de cette rencontre directe avec les citoyens à travers cette émission qui se veut un canal supplémentaire pour écouter, de vive voix, les problèmes des populations, connaitre leurs préoccupations et répondre à leurs interrogations dans les domaines politique, économique et social ; précisant qu'aucune question n'est taboue. Le Président de la République a souligné que le citoyen a le droit d'être informé sur l'action publique et qu'il est du devoir des autorités de l'édifier et de l'éclairer à ce sujet. " Je suis là pour écouter vos opinions, vos avis, vos propositions et pour répondre clairement à toutes vos interrogations quel que soit leur domaine ", a-t-il dit. En réponse à une question relative au dialogue entre le pouvoir et l'opposition, le Président de la République a réitéré son attachement au principe du dialogue, ajoutant que certaines parties de l'opposition posent certaines conditions comme préalable à l'amorce de tout dialogue alors que ces conditions relèvent de sujets qui doivent justement faire l'objet du dialogue. Il a affirmé toute sa disposition à discuter avec l'opposition, la société civile, les organisations socioprofessionnelles et toute autre partie, de toutes les questions qu'elles relèvent du politique, qu'elles aient trait à l'état civil, aux élections ou qu'elles soient relatives aux aspects économiques ou sociaux. Pour ce qui est de l'éventualité du report des élections législatives et municipales, le Président de la République a précisé que le gouvernement ne décide pas des délais des élections car ceux-ci sont déterminés par la Constitution qui spécifie que les députés sont élus pour 5 ans. Toutefois, si à l'issue d'un dialogue national, s'il apparait que leur report répond aux exigences de l'intérêt général, les dispositions seront prises pour que le report de ces élections puisse être décidé dans le respect de la loi. A une question portant sur la dernière attaque contre la localité de Bassiknouet, de manière générale, surl'inquiétude des pouvoirs publicspar rapport aux problèmes d'insécurité, le Président de la République a déclaré que les autorités placent naturellement la sécurité du pays au dessus de toutes autres considérations et sont conscientes des défis dans ce domaine. C'est pourquoi, a-t-il dit, des moyens conséquents ont été mobilisés pour améliorer les capacités militaires du pays, notamment en termes de mobilité, de logistique et de renforcement des ressources humaines de l'Armée Nationale aux plans quantitatif et qualitatif. Il a donné des exemples pour illustrer la rapidité de réaction des unités militaires, l'efficacité des opérations engagées et la maitrise de la situation de sécurité." La Mauritanie livre une guerre contre le terrorisme parce qu'elle a été attaquée à Lemgheïty, à El Ghalaouiya, à Bassiknou, à Néma et plusieurs autres endroits du territoire national par des groupes armées. Nous engageons des actions dans le seul but de défendre notre nation, sécuriser notre pays et protéger nos citoyens. Nous ne sommes pas disposés à subir le dictat du terrorisme et nous ne lésinerons sur aucun moyen dans cette lutte que nous menons contre ces groupes armées. Les actions préventives que nous avons engagées ont donné d'excellents résultats " a affirmé le Président de la République. Il a souligné le rôle important que doivent jouer les populations en matière de sécurité, donnant l'exemple d'informations communiquées par des citoyens et qui ont permis de mettre en échec des tentatives d'attaques terroristes contre notre pays. Répondant à une question au sujet de la hausse des prix des produits de consommation, le Président de la République a indiqué que ces prix ont connu effectivement des augmentations constantes au cours des dernières années en raison de leur évolution sur le marché international et du fait que notre pays importe plus de 70% de ses besoins en denrées alimentaires. Toutefois, a-t-il fait remarquer, l'Etat subventionne les produits de premières nécessité jusqu'à 35% de leur valeur. Concernant la hausse des hydrocarbures, il a indiqué que l''Etat consacre 12 milliards d'ouguiyas pour soutenirleur prix, ce qui représente 56 UM par litre consommé. C'est ce qui explique que leurs prix dans notre payssont moins élevés que ceux appliqués dans certains pays de la sous-région. " Nous encourageons la rationalisation en matière de l'utilisation des hydrocarbures. Les hauts fonctionnaires de l'Etat qui étaient pris en charge pour leur consommation d'électricité depuis 50 ans, payent actuellement, eux-mêmes, leurs factures d'électricité. Bien plus, ils prennent en charge aussi leurs factures d'eau, de téléphone et les frais de leurs loyers. De même, il y a une meilleure rationalisation du parc automobile de l'Etat. Toutes ces mesures et de nombreuses autres ont permis de générer de ressources consacrées, aujourd'hui, à la réalisation de nombreux projets à large impact sur l'ensemble des populations. L'économie dégagée à la faveur de cette rationalisation des dépenses et de la transparence dans la gestion des deniers publicsa permis d'engager 110 nouveaux projets financés sur ressources propres de l'Etat. A une question sur la lutte contre la gabegie et la transparence dans l'attribution des marchés publics, le Président de la République a déclaré qu'il ne s'agit pas d'un slogan de campagne ou de propos démagogiques, mais bien d'une orientation fondamentale et d'un objectif affirmé avec détermination parce qu'il procède la conviction résolue qu'aucun changement véritable ne peut être opéré tant que sévissent la gabegie et la mauvaise gestion. Il a affirmé que les marchés publics sont attribués dans la transparence la plus totale, en rupture avec les pratiques du passé ; pratiques marquées par la passation de marchés de gré-à-gré pour ensuite être sous-traités. Cette dynamique a donné des résultats qui se sont traduits par un impact positif sur les conditions de vie des populations. Sans ces efforts d'assainissement de la gestion, il n'aurait pas été possible, a-t-il dit, de réaliser autant de routes, d'infrastructures de santé, d'adductions d'eau et d'extensions de réseaux électriques. A propos de craintes de voir en Mauritanie des soulèvements de la jeunesse à l'image de ce qui s'est produit récemment en Tunisie et en Egypte, le Président de la République a répondu que les principales aspirations de la jeunesse sont la liberté et la justice. " Dans notre pays les libertés collectives et individuelles sont consacrées par les textes et dans les faits. Par ailleurs, nous avons engagé d'importantes réformes économiques et sociales. Il est vrai que certaines insuffisances demeurent au niveau de certains secteurs comme celui de l'enseignement. C'est pourquoi, dans les toutes prochaines semaines, des journées de réflexion seront organisées pour repenser ce secteur. Si depuis deux ans les réformes n'avaient pas été engagées, si le changement n'avait pas été conduit et le climat de liberté et de démocratie consolidé, notre pays aurait probablement connu la situation que ces pays ont vécue. Mais la prise en compte par le programme des pouvoirs publics de ces aspirations fait que de tels soulèvements n'ont plus aucune raison d'être. S'agissant des conditions du déroulement des opérations d'état-civil en cours etde pratiques discriminatoires et lenteur que certains leur prêtent, le Président de la République a répondu qu'il s'agit d'une opération d'une extrême importance qui ne saurait être expédiée avec empressement et légèreté. L'objectif, a-t-il dit, est de doter le pays d'un état-civil fiable. L'enrôlement portera sur tous les mauritaniens et sur tous les étrangers résidant en Mauritanie ; ajoutant : " Si nous prenons le temps qu'il faut, c'est justement pour éviter les erreurs commises par le passé. De même, il n'y aura aucune exclusion, aucune omission, aucune discrimination. Il importe de préciser que l'enrôlement s'opère d'ascendants à descendants et que cela correspond aux critères de fiabilité du système mis en place. Pour ce qui est de la double nationalité, il faudrait savoir que celle-ci était interdite par la loi. Nous nous sommes employés à introduire davantage de souplesse au niveau de ce texte de loi pour permettre que le mauritanien détenteur d'une nationalité étrangère puisse conserver la nationalité mauritanienne s'il en fait expressément la demande. Mais cette condition énoncée par la loi est un préalable qui doit être observé ". Evoquant l'insertion des rapatriés, le Président de la République a affirmé que nos compatriotes rapatriés du Sénégal ont été installés sur des sites d'accueil, qu'ils ont bénéficié de lotissement de terrains à usage d'habitation et des aménagements agricoles sont cours de réalisation à leur profit. Ces rapatriés ont bénéficié par ailleurs des nombreuses actions d'aide et d'appuis conduites par l'Agence Nationale d'Insertion des Rapatriés. En réponse à une question relative à l'esclavage et plus précisément à un cas récent en l'espèce, le Président de la République a indiqué que cette affaire a fait l'objet d'une plainte dont les services de police se sont saisis, ouvrant ainsi la voie à des enquêtes de la police et de la justice, bien que la plainte en question ait été introduite par une organisation qui n'est pas reconnue et qui, jusqu'ici, n'a pas fait les démarches nécessaires pour sa reconnaissance, les autorités se sont saisies de la question en raison du souci de justice et d'équité. Toutefois, rien ne justifie dans ce cas que des personnes saccagent un commissariat et s'attaquent à une famille dans le dessein de se faire justice, a-t-il indiqué. Le Président de la République a déclaré que l'esclavage n'existe pas en Mauritanie et que l'égalité des citoyens est consacrée par le droit. Il a mis en garde ceux qui jouent sur la misère d'une partie de nos concitoyens pour faire de la surenchère politique, précisant que ce procédé n'est plus payant de nos jours. S'agissant de la convention signée avec une société chinoise et que certains indexeraient d'être léonine, le Président de la République a affirméque toutes les précautions ont été prises pour que cette convention préserve au mieux les intérêts de la partie mauritanienne : Elle a été étudiée par deux départements ministériels et soumise au Parlement bien que cette dernière disposition ne soit pas légalement obligatoire. Cette convention, a-t-il ajouté, permettra la création de 2.500 emplois dont 1.200 emplois féminins, la valorisation de 60.000 m2, l'installation d'une usine, d'équipements de froid, d'un chantier de réparation navale et induira une valeur ajoutée pour une partie de notre production halieutique.A terme elle permettra non seulement la transformation de produits mauritaniens de pêche, mais également des captures de cette société dans la région. Auparavant, seule une poignée d'individus qui servent de prête-noms à des étrangers tirait, dans l'opacité la plus absolue, des dividendes d'affrètements de complaisance. Il est normal que privés de ces avantages illégaux, ils indexent aujourd'hui cette convention. A des questions relatives à certains accidents et évènement ayant entrainés certaines disparitions, notamment de Feu Ahmed Ould Bousseif, de l'ancien Wali de Nouadhibou, de l'homme d'affaire mauritanien et sur les causes du décès de Feu Mohamed Lemine Ould N'Dayane, le Président de la République a indiqué que dans les trois premiers cas, les informations officielles disponibles font état d'accidents, même si les avions n'ont pas été retrouvés. Pour ce qui est du décès de Feu Mohamed Lemine Ould N'Dayane, il a souligné que ses causes n'échappent à personne et qu'il a perdu la vie lors de la tentative de coup d'Etat que les mauritaniens ont tous en mémoire. Concernant les fréquents sit-in devant la présidence de la République a souligné que de telles manifestations n'étaient pas possibles auparavant et que c'est à la faveur du climat de liberté que des citoyens peuvent aujourd'hui s'exprimer librement jusque devant la Présidence de la République. " Nous sommes à l'écoute de ces personnes comme nous sommes à l'écoute de tous les citoyens. C'est pourquoi des conseillers à la Présidence de la République sont chargés d'enregistrer toutes les plaintes formulées et toutes les doléances exprimées. Toutes les plaintes fondées trouveront un juste dénouement. Pour ce qui est des sollicitations d'emplois et autres, nous ne pouvons les traiter au cas par cas. Ces problèmes sont étudiés de façon globale par le gouvernement. Certains groupes spécifiques comme ceux rapatriés de Libye sollicitent des logements, des emplois et des financements. Je tiens à préciser que l'Etat a consacré 750 millions pour leur rapatriement et nous sommes disposés à leur apporter l'appui dans la mesure du possible. Répondant à une question relative à la situation des réserves en devises du pays, le Président de la République a indiqué que la situation des comptes de la Banque Centrale de Mauritanie faisait ressortir, jeudi dernier, des réserves de 511 millions de dollars, hors recettes du pétrole. Aujourd'hui, a-t-il fait remarquer les opérateurs économiques ne sont plus dans l'obligation de payer les services de courtiers et d'intermédiaires qui monnayaient les autorisations de change. Les devises sont en vente pour tous les citoyens. A propos des lotissements de terrains,le Président de la République a affirmé que chaque famille aura une parcelle à usage d'habitation. Cependant, a-t-il insisté, il est mis un terme définitif à la spéculation ; précisant qu'en 2008, les services publics avaient attribué 917 concessions rurales au profit de 732 personnes pour une superficie de 35 millions de mètres carrés, alors que depuis 2009, le lotissement de 7 millions de mètres carrés a permis de recaser 51 mille familles. La comparaison est édifiante, a-t-il fait remarquer. En réponse aux sollicitations d'un sourd-muet qui a demandé par langage des signes aux pouvoirs publics d'accorder davantage d'intérêt pour cette frange des handicapés, notamment un enseignement adapté à leurs conditions, l'accès à la formation et à l'emploi et le droits à l'information notamment d'accès à la télévision par le recours à des interprètes qui maitrisent le langage des sourds-muets, le Président de la République a assuré qu'un recensement sera organiser afin de connaitre avec précision le nombre des personnes touchées par cet handicap et que l'Etat mettra tout en oeuvre pour que les questions soulevées soient traitées avec les plus grandes attention et diligence possibles. S'agissant des problèmes liés aux augmentations de salaires réclamés par les journalistes des organes publics de presse, le Président de la République a mentionnéque l'Etat emploie trois sortes de catégories ; les fonctionnaires, les auxiliaires et les contractuels. Pour ce qui est des employés des organes de presse et qui sont contractuels, ceux-ci relèvent d'établissements autonomes, disposant de budgets propres et de conseils d'administration qui en sont les organes délibérants. L'Etat n'est pas opposé à une quelconque augmentation des salaires des journalistes, mais encore faudrait-il que cela se fasse dans le respect des textes. Ce sont les conseils d'administration de ces établissements qui peuvent en décider. Concernant la situation du personnel non permanent de l'Etat, le Président de la République a souligné que ce personnel est si pléthorique et sa situation si opaque qu'il a été impossible aux autorités de connaitre le nombre exact de ces non- permanents. Toujours est-il, a-t-il ajouté, que cette situation ne sert pas les intéressés eux-mêmes, dans la mesure où, pour leur plupart, ils ne travaillent pas effectivement, n'acquièrent pas de l'expérience, n'évoluent pas au plan professionnel, ne bénéficient pas d'indemnités et n'entrevoient pas la possibilité d'allocations de retraites. Répondant à une question relative au passif humanitaire, le Président de la République a indiqué qu'une commission constituée notamment d'éminents Ulémas, des représentants de la société civile et des ONG spécialisées, avait été mise sur pied pour étudier ce problème.Après six mois cette commission a rendu ses conclusions. Les engagements pris dans le cadre des solutions préconisées et qui émanent des propositions faites par les victimes et ou leurs ayant-droits ont toutes été respectés. Bien des actions non prévues d'ailleurs par leurs propositions avaient été conduites dans le seul souci de leur apporter le maximum de confort matériel et moral. A un jeune qui avait sollicité le renouvellement de la classe politique,le Président de la République a répondu que cela ne se décrète pas mais procède d'un processus que la jeunesse doit engager en s'impliquant dans l'action politique. " Il n'est pas normal que les mêmes personnes continuent plus de cinquante ans à monopoliser le champ des activités politiques, je souhaite une régénération de la classe politique et j'encourage les jeunes qui sont par essence porteurs de changement à s'investir davantage dans ce domaine " a dit le Président de la République. En réponse à des questions spécifiques à l'hôpital régional d'Atar, à la production électrique dans cette ville et au projet de la route KseïrEtterchane-Choum, le Président de la République a indiqué qu'après avoir personnellement visité cet hôpital, une mission a été dépêchée et que les problèmes soumis à l'époque par le personnel de cette formation sanitaire ont été résolus. Il a assuré que si des équipements ou des ambulances sont nécessaires, ils leur parviendront dans les meilleurs délais. Par contre, a-t-il relevé, il existe un déficit réel au niveau des ressources humaines dans le secteur de la santé, en particulier pour certaines spécialités médicales. Ce déficit en ressources humaines ne pourra être résorbé que dans le cadre de la formation et les pouvoirs publics qui sont conscients de ce problème ont tout mis en oeuvre pour que les politiques de formation et de mise à niveau des ressources humaines puissent, à terme, répondre aux besoins de l'ensemble des secteurs, en particulier de celui de la santé. Pour ce qui est de la production de l'électricité, le Président de la République a affirmé que celle-ci sera renforcée et que la ville bénéficiera d'une extension de son réseau. Parlant de la route KseïrEtterchane-Choum, il a indiqué que l'étude de ce projet de route est achevée et que son financement est en cours de finalisation, précisant que le programme des pouvoirs publics en matière d'infrastructures routières vise à faire toutes les connexions inter-régionales et de relier ensuite les moughataas aux chefs-lieux des wilayas. Répondant aux citoyens en direct depuis Néma, le Président de la République a indiqué que la plupart des interventions ont porté sur la situation du secteur de l'élevage dans cette zone du pays. Il a ensuite indiqué que le ministre du développement rural se trouve justement dans cette wilaya en ce moment et qu'il est en contact permanent avec lui pour s'enquérir quotidiennement de cette situation. Les pouvoirs publics qui sont conscients de l'importance de l'élevage et du rôle que jouent les éleveurs, mettront tout en oeuvre pour les assister. Il a révélé que de nombreux projet de valorisation du secteur de l'élevage sont en cours, notamment des tanneries, des laiteries et autres activités de transformations des sous-produits de l'élevage. C'est dans ce cadre, a-t-il dit, qu'une laiterie d'une capacité journalière de 30 mille litres sera installée à Néma dès la semaine prochaine. Concernant le projet du lac du Dhar pour l'alimentation en eau des localités et village dans cette zone, la première phase portant sur la réalisation des sondages est achevée et a été sanctionnée par de bons résultats. Les études pour la réalisation de la seconde phase relative à l'exploitation et à l'alimentation des localités ciblées par le projet sont, elles aussi, achevées et les financements sont en voie d'être bouclés. Concernant une question relative à la non reconnaissance par notre pays du Conseil provisoire libyen, le Président de la République a souligné que la Mauritanie est sensible aux conditions difficiles que traverse ce pays frère mais qu'elle n'est pas impliquée dans le changement de son pouvoir et que c'est d'abord aux libyens qu'il appartient de trouver une solution à leurs problèmes et d'entrevoir une issue à leur crise. La Mauritanie ne saurait prendre position en faveur de l'une ou l'autre des paries impliqués dans le conflit, a-t-il fait savoir ; précisant que son rôle se limite à la médiation et aux missions de bons offices pour qu'un règlement soit trouvé dans l'intérêt du peuple libyen frère.

Sujets similaires

Voir plus

Archives

Cours de change

Devise de base : MRU

DeviseAchatVente
€ Euro 44,4245,77
$ Dollar américain 39,5240,73

Mis à jour le 24/10/2026 00:02