L'assemblée nationale consacre une séance plénière à à des questions orales à des membres du gouvernement
L'assemblée nationale a consacré une séance plénière tenue dimanche à son siège sous la présidence de son
vice-président, le député Mohamed Mahmoud Ould Ematt, pour poser deux questions orales, la première

L'assemblée nationale a consacré une séance plénière tenue dimanche à son siège sous la présidence de son
vice-président, le député Mohamed Mahmoud Ould Ematt, pour poser deux questions orales, la première adressée au ministre des finances et la seconde à celui des affaires économiques et du développement.
La séance a débuté par une question orale posée par la députée Mme Mariem Mint Bilal (groupe RFD) au ministre des finances portant sur la dette intérieure relative à des montants dûs à certains fournisseurs, qui selon elle suscite de nombreuses interrogations sur les raisons ayant conduit au refus de leur remboursement par les services financiers concernés.
La députée Mint Bilal a demandé des éclaircissements sur les mobiles de ce refus ainsi que sur le montant de la dette intérieure en plus de la stratégie envisagée par le département pour régler les montants dûs à ces créanciers.
Elle a rappelé par la suite que la capacité du gouvernement à honorer cette dette intérieure est un facteur important dans le développement économique nationale " car 90% des citoyens vivent directement ou indirectement sur le compte de l'Etat", a-t-elle dit, demandant au ministre des finances de négocier avec les fournisseurs nationaux particuliers qui réclament à l'Etat des arriérés depuis plusieurs années, suivant une démarche établie à cet effet.
Dans sa réponse à cette question orale, le ministre des finances, M. Thiam Diombar a indiqué que son département a mis en place une commission pour examiner les allégations de certains fournisseurs réclamant à l'Etat des impayés depuis des années, soulignant que cette commission s'est déjà penchée sur 3000 dossiers qui sont parvenus de différents départements publics, portant sur 13 milliards d'ouguiyas.
La ministre a poursuivi en précisant que les investigations de ladite commission ont montré que ces dossiers ne disposent pas d'éléments prouvant qu'il s'agit de créances
" et qu'en conséquence ce ne sont pas des dettes, mais des réclamations dont les auteurs sont dépourvus des preuves ", a-t-il ajouté.
Le ministre a souligné par la suite l'engagement du gouvernement à respecter tous les contrats signés avec le secteur privé, dans toute sa diversité, ajoutant qu'il exécutera les exigences afférant à ces obligations. Il a en outre demandé d'éviter de faire une confusion entre ce qui est légalement dû et ce qui n'est que simple requête, dont celui qui prouvera l'authenticité sera entièrement rétabli dans ses droits, contrairement à celui qui n'a pas des preuves suffisantes justifiant l'exécution de dépenses publiques.
La seconde question orale a été quant à elle présentée par le député Khalil Ould Tiyib (groupe de l'UPR) au ministre des affaires économiques et du développement, relative à la signature de deux conventions avec la Chine en français, indiquant que c'est une violation claire de la constitution mauritanienne et qu'elle porte préjudice à la souveraineté nationale, demandant aux ministres de présenter les raisons qui ont présidé à cela.
Le ministre des affaires économiques et du développement, M. Sidi Ould Tah a indiqué dans sa réponse à cette question orale que les deux accords signés s'inscrivent dans le cadre des conventions types relatives à la création, internationalement connues pour être des formulaires préalablement établis.
Il a souligné également que personne ne peut, aujourd'hui, en Mauritanie, nier que le régime en place s'attache plus que quiconque à la constitution et aux constantes nationales, et à leur tête, la langue arabe, précisant que le programme électoral du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz confirme cela et que cette vérité a été traduite également par la déclaration de politique générale du gouvernement du Premier ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
