" Ici ", ce n'est pas " une dictature ", a souligné le Président de la République (AFP)
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a " estimé que les revendications de jeunes dans le monde arabe ne pouvaient pas être portées par les jeunes en Mauritanie, qui n'est pas

Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a " estimé que les revendications de jeunes dans le monde arabe ne pouvaient pas être portées par les jeunes en Mauritanie, qui n'est pas une dictature, mais une démocratie ", selon l'AFP.
" Nous savons que les revendications portées par certains jeunes arabes ne peuvent pas être portées en Mauritanie ", a déclaré le Président de la République dans une interview mardi avec l'AFP au cours de laquelle il a évoqué les " récentes manifestations de quelques centaines de jeunes à Nouakchott pour réclamer son départ ".
" Moi, je n'ai pas 36 ans de pouvoir, je n'en ai même pas 36 mois ", a indiqué Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Pour lui, les jeunes " ne peuvent pas parler de dictature ici, parce qu'il y a une démocratie, toutes les libertés sont garanties. Nous sommes le premier pays arabe au plan de la liberté de la presse ".
" La corruption, c'est mon cheval de bataille, je suis le premier à lutter contre la corruption, la gabegie, contre tout ce qui est mauvais dans ce pays ", a aussi dit le Président de la République, considérant que " si cette jeunesse avait agi il y a de cela six ans, elle aurait eu raison, elle aurait secoué le pays ".
Il a également " affirmé que si les jeunes " mauritaniens " manifestaient contre la pauvreté et le chômage, il serait prêt à partir avec eux, mais quand ils essaient de comparer la Mauritanie à la Libye, à l'Egypte, ils ne peuvent pas faire mouche, c'est totalement différent ".
Selon l'AFP, le chef de l'Etat a " par ailleurs dit être disponible pour un dialogue avec son opposition ".
" Je leur ai dit que j'étais prêt à discuter de n'importe quel problème, de n'importe quelle question, j'attends toujours leur réponse, leur plate-forme de discussions ", a affirmé Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.
Et d'ajouter : " dernièrement, on m'a dit que l'une des parties demande l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. Ils n'ont qu'à venir le demander, je suis prêt à discuter. Mais moi, je ne peux pas dialoguer seul ".
Le Président de la République a indiqué que " dialogue ou pas ", les élections législatives auraient lieu comme prévu en octobre : le mandat d'un député, c'est cinq ans, c'est-à-dire que le 1er octobre, il doit y avoir des élections, c'est tout. Il n'y aura pas de vide juridique ".
