Des membres du gouvernement interpellés par des députés
L'Assemblée nationale a consacré une séance plénière dimanche à l'interpellation de certains membres du gouvernement sur des questions portant sur leur département respectif.
Le député Boudahiya Ould

L'Assemblée nationale a consacré une séance plénière dimanche à l'interpellation de certains membres du gouvernement sur des questions portant sur leur département respectif.
Le député Boudahiya Ould Mohamed Salem (APP) a adressé une question orale au ministre du pétrole, de l'énergie et des mines dans laquelle il lui demande des éclaircissements sur la contradiction entre la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures au lieu de leur baisse de 30% promise son prédécesseur.
Il l'a aussi interrogé sur les causes de cette hausse ainsi que sur la vérité de l'appui du gouvernement aux prix des hydrocarbures.
Le député Bedahiya a, dans sa présentation de la question orale, rappelé l'importance des hydrocarbures en tant que produit essentiel dont le prix se traduit sur ceux de toutes les autres denrées et sur les services, ce qui se répercute négativement sur le portefeuille des citoyens en particulier les plus pauvres, relevant qu'à son avis, toute politique économique sage et transparente et toute lutte contre la gabegie doit commencer par la baisse des prix et la préservation du pouvoir d'achat des citoyens.
Il a mis en relief la nécessité d'axer toute augmentation des prix sur des facteurs extérieurs ou intérieurs soulignant que l'enquête qu'il a menée n'a pu trouver une raison à l'augmentation des prix des hydrocarbures.
Ce qui devrait se faire fait-il remarquer, c'est plutôt de faire en sorte de la maîtriser au plan international et de maîtriser le prix du dollar en tant que monnaie de référence par rapport aux prix des hydrocarbures.
Le député Bedahiya pris comme exemple de l'absence de logique de cette augmentation et le fait qu'elle ne soit ni réaliste, ni ne répond à des critères précis pouvant la rendre acceptable, la hausse du gazoil en avril 2010 de 22 ouguiya et celle de l'essence de 20 UM d'un seul coup, ce qui dit-il, se répercute directement sur les tarifs des transports qui se reflètent eux-mêmes sur ceux des marchandises, de l'eau et de l'électricité car la source de cette énergie ce sont les hydrocarbures.
Les prix du gaz butane ont augmenté également de 10% au moment où le coût du cabotage entre Nouadhibou et Nouakchott a diminué de 22 dollars US la tonne à 17 dollars sans que cela n'empêche l'augmentation des prix, note le député.
Il a encore relevé que l'Etat prélève 65 UM au titre des impôts sur le litre alors qu'il prétend prendre en charge, à la place des consommateurs, 80 UM de ce coût.
Le député a proposé au gouvernement de faire baisser les impôts au lieu d'augmenter les prix aux citoyens comme le font tous les gouvernements du monde et a demandé de mettre fin à la politique de contrat sur deux ans avec un importateur d'hydrocarbures car cela conduit à verser beaucoup d'argent pour contracter des marchés et fait en sorte que l'importateur qui a gagné le marché dispose de coudées franches pendant deux ans ayant la haute main sur les besoins du pays en hydrocarbures pendant cette période.
