L'Assemblée nationale adopte 2 projets de lois autorisant la ratification de 2 accords de coopération économique

L'Assemblée nationale a adopté lundi au cours d'une plénière présidée par son vice président, le député Mohamed Mahmoud Ould Emmatt, deux projets de lois autorisant la ratification de deux accords de coopération
L'Assemblée nationale adopte 2 projets de lois autorisant la ratification de 2 accords de coopération économique
L'Assemblée nationale a adopté lundi au cours d'une plénière présidée par son vice président, le député Mohamed Mahmoud Ould Emmatt, deux projets de lois autorisant la ratification de deux accords de coopération économique et technique entre la Chine et la Mauritanie. Les deux accords, signés entre le gouvernement mauritanien et celui de la République Populaire de Chine le 29 décembre 2010 à Pékin pour le 1er et le 12 avril 2011 à Nouakchott pour le second sont destinés au financement de projets de coopération économique et technique et portent sur un montant global de plus de 4 milliards 800 millions d'ouguiya. Ils seront utilisés dans le cadre des aménagements des zones agricoles et de l'amélioration de la productivité et seront mobilisés sur une période de 5 ans à compter du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2015 et remboursés, sans intérêt, sur une période de 20 ans dont 10 ans de différé. Le gouvernement était représenté à cette plénière par M. Thiam Diombar, ministre des finances, ministre des affaires économiques et du développement par intérim. Les députés ont, dans l'ensemble, salué cet accord, au demeurant très concessionnel mais relevé, pour certains, la question pourquoi l'accord n'a -t- il pas été rédigé en arabe, la langue officielle du pays qui est, pour certains, plus qu'un symbole et une question de principe car il s'agit de l'affirmation de notre vocation identitaire et de notre civilisation qui nous nourrit l'esprit autant que l'air que nous respirons. D'autres ont évoqué qu'il s'agit d'une question de forme dès lors que le contenu est bon pour le pays. Des députés ont souligné la nature ambiguë de la destination des fonds pour pouvoir en suivre la réalisation, notant que cette opacité fait craindre une dilapidation des fonds et relevant que le slogan de la lutte contre la gabegie reste encore sans grande emprise sur la réalité sur le terrain. Ils ont aussi suggéré qu'une partie de ces fonds soit orientée vers l'agriculture pluviale et l'élevage qui font vivre beaucoup de mauritaniens pour en moderniser les outils de production avant de demander au ministre de leur faire un bref aperçu sur l'état de l'économie nationale. Certains ont relevé que les noms des deux signataires mauritanien et chinois ne figurent pas dans le texte arabe s'interrogeant si l'on peut conclure un accord sans définir ses signataires. D'autres ont toutefois salué cet accord louant la coopération chinoise dont les projets sont palpables et ne donnent pas l'occasion aux prévaricateurs de les détourner. Ainsi par exemple le port en eau profonde de Nouakchott que les occidentaux estimaient impossible à concrétiser a été mis sur pied au grand profit de la Mauritanie. Néanmoins ils ont souhaité qu'à l'avenir les entreprises mauritaniennes et la main d'oeuvre locale puissent en bénéficier. Encore faut-il, rétorquent d'autres, que cette main d'oeuvre soit qualifiée. Dans ses réponses aux questions des députés le ministre a indiqué, s'agissant de l'arabe, que la question sera dorénavant prise en compte pour que les accords soient rédigés dans cette langue. En ce qui concerne l'absence de noms des signataires, le ministre a dit que ces noms sont bien portés sur l'original mais omis dans la traduction en arabe. Au sujet du domaine de l'intervention, le ministre a répondu que les chinois ont souvent l'habitude de ne pas préciser ce domaine laissant au gouvernement bénéficiaire la liberté d'orienter les prêts en fonction de ses choix. Aussi, poursuit-il, les pouvoirs publics ont-ils, dans le cadre de leur politique de développement de l'agriculture, décidé d'orienter des financements conséquents, dont ce prêt vers ce domaine ; un autre accord sera signé avec le partenaire chinois qui se chargera de la réalisation de ce projet. Pour ce qui est de l'élevage, le ministre a fait remarquer que des discussions sont en cours avec les bailleurs de fonds pour la mise en place d'un projet de développement de cette filière. Enfin, évoquant la situation économique, M. Thiam Diombar a affirmé que les indicateurs démontrent qu'elle est bonne avec un taux de croissance de plus de 5% et une maîtrise de l'inflation en dépit de la montée des prix notant que pour la 1ère fois la balance des paiements est excédentaire et que l'Etat dispose de réserves importantes en devises jamais connues dans l'histoire du pays. Une situation qui a permis à l'Etat de faire face aux multiples défis dont la mise en oeuvre du "programme de solidarité 2011" qui a atténué les effets de la hausse des prix dont les premiers à en faire les frais seraient les pauvres, n'eût été cette intervention.

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02