Le ministre de la santé appelle l'OMS à intégrer les maladies non transmissibles dans ses priorités
Le ministre de la santé, M. Ba Housseynou Hamady, a appelé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à " recentrer ses activités afin qu'elle intègre les maladies non transmissibles comme une de ses priorités

Le ministre de la santé, M. Ba Housseynou Hamady, a appelé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à " recentrer ses activités afin qu'elle intègre les maladies non transmissibles comme une de ses priorités ".
Le ministre a lancé cet appel dans un discours devant la 64ème assemblée générale de l'OMS, tenue à Genève du 16 au 24 du mois courant.
Il a indiqué que la Mauritanie est " durement frappée par ces maladies", rappelant qu'en 1960, le pays dont 85% de la population est rurale ne connaissait pas de telles maladies.
50 ans après, a-t-il ajouté, avec un taux de population urbaine de 80%, ces maladies ont nettement progressé et particulièrement dans les zones urbaines.
M. Ba Housseynou Hamady a souligné que " les chiffres les plus récents s'établissent à 24,4% de HTA chez les 16 - 64 ans, 6% de diabétiques, 32,7% de tabagisme chez les hommes, 14,8% de l'hypercholestérolémie et 58% d'obésité ou surpoids ".
Il a précisé que " la prise en charge de ces maladies coûte cher à la Mauritanie car la plupart de ces malades sont indigents n'ayant aucune couverture médicale ", ce qui rend " l'Etat obligé de les prendre en charge ".
A titre d'exemple, a dit le ministre, le Gouvernement a procédé à l'évacuation dans des centres spécialisés à l'étranger de 1036 malades atteints de cancer et de maladies cardiovasculaires, ce qui a coûté 12 millions de dollars américains.
Il a expliqué que " pour faire face à cette situation, le Gouvernement a engagé depuis 2009 un vaste programme de développement des infrastructures sanitaires et une généralisation d'une prise en charge des malades qui a permis la création d'un Centre national de cardiologie et d'un Centre national d'oncologie équipé des équipements de radiothérapie de dernière génération. Plusieurs unités de dialyses ont aussi été installées dans les hôpitaux du pays, s'est il félicité, rappelant la prise en charge gratuite et intégrale de tous les malades indigents.
