Journée de concertation entre députés et promoteurs du secteur privé
La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a organisé samedi à Nouakchott une journée de débats avec les représentants du secteur privé en Mauritanie.
Ce dialogue franc, qui s'est

La commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale a organisé samedi à Nouakchott une journée de débats avec les représentants du secteur privé en Mauritanie.
Ce dialogue franc, qui s'est déroulé sous la supervision du député Sid Ahmed Ould Ahmed, président de la commission des affaires économiques à l'assemblée nationale a permis de passer en revue les différents obstacles qui s'érigent sur la voie de la promotion de ce secteur.
Parmi ces obstacles, un environnement des affaires caractérisé par des conditions difficiles en raison de la lourdeur administrative, de la complexité du cadre juridique en plus de l'absence d'infrastructures de base et de main d'oeuvre qualifiée ainsi que la lenteur des procédures judiciaires.
Certains députés se sont plaints de l'inflation des entreprises du secteur informel appelant à donner au secteur formel le rôle le plus important, ce qui ne manquera pas d'avoir des répercussions positives directes sur les revenus fiscaux, sur l'assurance maladie et la sécurité sociale.
Certains hommes d'affaires ont estimé que les clefs du secteur privé sont entre les mains de l'Etat relevant avec amertume les conditions, draconiennes à leurs yeux, d'accès aux appels d'offres des marchés de construction des routes.
Ils ont demandé d'appliquer les mêmes conditions en vigueur au Sénégal et au Maroc.
Le président de la commission a souligné que l'objectif de ce dialogue est de faire en sorte que les parlementaires puissent disposer d'informations et de données vitales pour défendre les programmes de réforme qui seront proposés par les pouvoirs publics concernés.
Ce dialogue s'inscrit dans le cadre d'une concertation plus large qui a été déclenchée le 26 avril écoulé sur le secteur privé avec la participation des représentants des employeurs, des associations socio professionnelles, des organisations de la société civile, des avocats, des praticiens du droit et des partenaires techniques et financiers.
Ces échanges visent une réforme profonde du secteur pour restaurer sa dynamique et lui donner un rôle de partenaire stratégique dans le développement à travers la création de richesses et d'opportunités d'emplois ainsi que la valorisation des ressources nationales.
Notons que les travaux de ce dialogue profitent d'un appui technique et financier du centre International pour l'entreprise privé (CIPE) et de l'Institut National Démocratique (américain) pour les affaires internationales (NDI).
