Sensibilisation des parlementaires sur le danger du tabac sur la santé
L'Assemblée nationale a abrité dimanche les travaux d'un atelier de sensibilisation des parlementaires sur le danger du tabac sur la santé.
Cette rencontre est organisée par le programme national de

L'Assemblée nationale a abrité dimanche les travaux d'un atelier de sensibilisation des parlementaires sur le danger du tabac sur la santé.
Cette rencontre est organisée par le programme national de lutte contre le tabac relevant du ministère de la santé en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Dans un mot pour la circonstance, Dr. Cheikh El Moktar Ould Horma Ould Babana, ministre de la santé a souligné que "le tabac tue près de la moitié de ceux qui le consomment.
L'usage du tabac figure parmi les plus grands défis en matière de santé publique dans le monde tout au long de l'histoire et tue 5 millions de personnes par an àtravers le monde soit un individu toutes les 6 secondes.
Sur chaque 10 décès d'individus majeurs, un est imputable au tabac tout comme la moitié de ceux qui le consomment actuellement seront morts en fin de compte suite à des maladies liées au tabac".
Le ministre de la santé a précisé que "plus de 80% des fumeurs, dont le nombre atteint un milliard d'individus, vivent dans des pays à bas et à moyen revenus.
C'est ainsi que les charges des déséquilibres dus au tabac atteignent leur paroxysme" ajoutant que les décès précoces des jeunes fumeurs privent leurs familles de revenus, augmentent les charges des soins de santé et handicapent le développement économique".
Il a indiqué que la Mauritanie a pris un certain nombre de mesures en réponse à l'appel de l'OMS dont notamment la ratification en 2005 de la convention cadre de l'OMS pour la lutte contre le tabagisme et la publication d'une circulaire interdisant de fumer dans les locaux du ministère de la santé et dans toutes les institutions sanitaires nationales publiques et privées.
A cela s'ajoute l'appui aux ONGs nationales oeuvrant dans le domaine de la lutte contre le tabagisme en plus de l'organisation de nombreuses campagnes de sensibilisation et de conscientisation orientées vers le public, les parlementaires, les élèves, les professionnels de la santé, les enseignants et les journalistes sur les dangers du tabagisme.
Des enquêtes ont été aussi réalisées en milieu scolaire sous la supervision du programme national de lutte contre le tabagisme.
Dr. Cheikh El Moktar Ould Horma Ould Babana a relevé que son département s'attend à ce que tous les parlementaires s'attellent à prendre des mesures dont l'interdiction de fumer dans les lieux publics, des restrictions sur la publicité pour le tabac et l'interdiction de le vendre aux ou par les mineurs.
Le ministre de la santé a réaffirmé que le consensus des Ulémas sur la prohibition du tabac est désormais acquis sur la base du Livre Saint, de la Sunna, du "Ghiyass" (droit comparé) et de l'"Ijtihad" (interprétation des Ulémas).
S'adressant aux participants, le ministre leur a dit: "vous n'êtes pas sans savoir l'existence d'un climat favorable pour prendre de telles mesures qui servent la santé du citoyen en raison de la volonté sincère du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz que le gouvernement du Premier ministre Dr. Moulaye Ould Mohamed Laghdaf s'attache à mettre en oeuvre sur le terrain".
Pour sa part, le 1er vice président de l'Assemblée nationale, le député El Arbi Ould Sidi Ali qui s'est dit honoré de prendre part à cet atelier de sensibilisation, le 3ème du genre, au profit des parlementaires sur les dangers du tabagisme.
Le représentant de l'OMS, Dr. Jean Pierre Baptiste a, en ce qui le concerne, apprécié les efforts de la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre le tabagisme notant qu'en dépit de ces efforts louables, les études ont montré que 18% de la population fument en permanence avec un taux chez les hommes de 32% et de 5% chez les femmes. Une autre étude montre également que 70% des habitants en âge de scolarisation sont des fumeurs ou des fumeurs occasionnels".
Le responsable onusien a dit que cela est dû à la facilité d'accès au tabac qui est vendu partout et par des individus de tous âges et de tous genres".
Participent à cet atelier le groupe parlementaire chargé de la santé, la société civile et les acteurs dans le domaine de la santé.
La cérémonie de démarrage de l'atelier s'est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de la santé, M. Sidi Ali Ould Sidi Boubacar.
