Adoption de la loi portant sur la convention de coopération mauritano-algérienne
L'Assemblée Nationale a adopté dans sa plénière d'aujourd'hui, lundi, tenue à son siège sous la présidence de son Vice-président, le député Al Arbi Ould Sidi Ali, le projet de loi présenté par le gouvernement

L'Assemblée Nationale a adopté dans sa plénière d'aujourd'hui, lundi, tenue à son siège sous la présidence de son Vice-président, le député Al Arbi Ould Sidi Ali, le projet de loi présenté par le gouvernement relatif à l'adoption de la convention de coopération dans les domaines des affaires islamiques et des awghavs, signée entre la Mauritanie et l'Algérie le 27 décembre 2004.
L'accord sanctionnant cette coopération porte sur plusieurs domaines tels que la formation, l'échange des législations islamiques (techri-att), les programmes, les lois, l'action multiforme pour lutter contre les courants destructeurs, l'engagement à la modération et à la mesure en Islam.
La convention encourage également les échanges d'expériences, d'informations entre les deux pays, en particulier celles relatives à l'organisation de la Zakat (aumone légale), à l'animation religieuse dans les mosquées, à la coordination et à l'uniformisation des systèmes et des listes relatifs à ces programmes.
Les interventions des députés sur ledit projet de loi ont été axées sur la demande au gouvernement de veiller sur l'avenir des diplômés des mahadras, de manière à accéder aux instituts, aux universités et au marché de l'emploi.
Ils ont demandé également la mise sur place d'un mécanisme d'encadrement et de suivi des activités de prêche menées par certains groupes.
Dans sa présentation du projet de loi et ses réponses aux interventions des députés, le ministre des affaires islamiques et de l'enseignement originel, M. Ahmed Ould Neini a mis en exergue l'importance de cet accord mauritano-algérien dans le domaine de la coopération, de la diffusion de la pensée islamique modérée, de l'uniformisation des points de vue sur des questions qui concernent la Oumaa.
Le ministre a également loué les perspectives attendues de cette coopération dans les domaines de la formation, de l'organisation, de l'encadrement, de l'enseignement, du prêche et de l'orientation, en plus de la formation des imams, des professeurs de l'enseignement originel, de la redynamisation du patrimoine musulman grâce à la sauvegarde et à l'édition des manuscrits.
