Les Députés interpellent des membres du Gouvernement
L'Assemblée Nationale a consacré sa plénière du dimanche tenue à son siège sous la présidence du député El Arbi Ould Sidi Ali, 1er vice président de cette chambre à 2 questions orales dont la 1ère est

L'Assemblée Nationale a consacré sa plénière du dimanche tenue à son siège sous la présidence du député El Arbi Ould Sidi Ali, 1er vice président de cette chambre à 2 questions orales dont la 1ère est adressée par la députée Mme Kadiata Malick Diallo à Mme la ministre de la fonction publique et de la modernisation de l'administration et la seconde par M. Mohamed Jemil Mansour au ministre de l'enseignement secondaire et supérieur.
La question orale posée par Mme Diallo, du groupe parlementaire UFP à la ministre de la fonction publique, Mme Maty Mint Hamady porte sur la loi organisant le système des pensions et de retraite des fonctionnaires de l'Etat.
La députée a demandé, dans son introduction à la question la révision de cette loi pour permettre aux femmes mauritaniennes de disposer d'un système de pension et de retraite estimant que le texte actuel consacre la discrimination en matière de genre. De même les pensions qu'il offre aux retraités sont dérisoires.
La ministre de la fonction publique a, dans ses réponses à laquestion orale et aux interventions des députés, indiqué que le gouvernement planche actuellement sur la révision de ce texte qui date de 1961 au profit de tous les fonctionnaires et agents contractuels de l'Etat sur la base des résultats du recensement de ceux-ci et dont la 1ère phase a commencé en 2008 et s'est achevé en 2010 et qui est actuellement dans sa 3ème et dernière phase qui consiste à corriger la liste des fonctionnaires et agents contractuels de l'Etat.
Mme Maty Mint Hamady a précisé qu'à l'issue de cette opération, il sera possible de règler l'essentiel des problèmes posés en matière de pension et retraite de sécurité sociale et sanitaire et permettra au gouvernement de résoudre le nombre de problèmes posés aux travailleurs de l'Etat. Mme la ministre a nié avoir connaissance d'une volonté du gouvernement de proroger l'âge de la retraite.
D'autre part, Mme la ministre a noté que les primes de risque que les travailleurs de la santé n'ont cessé de réclamer sont inscrites au budget 2011 et leur seront allouées dès janvier prochain et ce, en réponse à une question d'un des députés sur cette prime qui a déjà été accordée jusque là exclusivement aux médecins spécialistes.
Au cours de la plénière le député Mohamed Jemil Mansour, président du groupe "Tawassoul" à l'Assemblée a présenté une question orale au ministre de l'enseignement secondaire et supérieur, M. Ahmed Ould Bahia sur la situation d'un groupe de cadres disposant de doctorats scientifiques que le ministère refuse de recruter à l'Université.
M. Ould Mansour a évoqué, dans sa présentation de la question orale, un certain nombre de faits qu'il considère comme de graves lacunes au niveau de l'enseignement supérieur et notamment son incapacité d'absorber les compétences scientifiques rentrant de l'extérieur et le fait qu'il se base surtout sur les professeurs vacataires plus que sur le recrutement définitif, la baisse du niveau des étudiants, le manque d'intérêt accordé à la recherche scientifique, le recul du rang de l'université dans la classification mondiale en particulier par rapport à ses consoeurs africaines et de la sous région ainsi que l'absence de transparence dans le recrutement.
Le ministre de l'enseignement supérieur a, dans ses réponses, souligné l'intérêt que le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz accorde à l'enseignement en général et au supérieur en particulier conscient qu'il est que l'éducation est la clef du développement.
Il a précisé que cet intérêt s'est traduit dans un certain nombre de réalisations accomplies depuis la visite que le Chef de l'Etat a effectué à l'université et à la faculté de médecine, visite qui constitué, a -t- il dit, un tournant décisif dans l'histoire de l'enseignement supérieur.
M. Ould Bahia a indiqué également que parmi les réalisations en cours, figurent la construction d'un complexe universitaire, d'une faculté de médecine, en plus de l'extension et du développement de la bibliothèque universitaire, ainsi que l'augmentation appréciable des effectifs des professeurs et des étudiants.
Toujours sur ce plan, il a souligné aussi l'amélioration des conditions d'enseignement, à travers la création d'établissements supérieurs publics et privés, la construction de deux facultés de lettres, d'économie et de droit, sur financements koweitien et saoudien, dont les accords de financement seront soumis au parlement au cours de son actuelle session.
A propos du recrutement universitaire, le ministre de l'éducation secondaire et supérieur a indiqué que son département a organisé en 2009 un concours, qu'il envisage organiser un autre à la fin de l'année en cours au profit des diplômés chômeurs, soulignant que tout recrutement non effectué depuis l'arrivée de l'actuel pouvoir est considéré non transparent.
Le ministre a précisé par la suite que le recrutement dans les universités du monde s'effectue suivant la procédure des contrats, qui sont ouverts à ceux qui désirent enseigner à l'université de Nouakchott, précisant que pour le recrutement, celui-ci passe par la fonction publique conformément aux procédures définissant les conditions matérielles et les besoins.
Par ailleurs, la commission des finances de l'Assemblée nationale a commencé aujourd'hui ses discussions sur le projet de la loi de finance initiale 2011, avec les départements gouvernementaux, par l'audition d'un exposé fait par le ministre des finances, M. Ahmedou Ould Moulaye Ahmed sur le projet du budget soumis au parlement.
Le ministre a précisé que la loi de finances 2011 s'inscrit dans le cadre de la poursuite de l'exécution du programme électoral du Président de République, visant la création des conditions propres à une croissance économique dynamique et à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Il a souligné également que le projet de finances 2011 intervient dans une conjoncture particulière, caractérisée par la volonté de revitaliser l'activité économique, de poursuivre les reformes budgétaires, de poser les dernières retouches à la troisième stratégie prioritaire du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, sur la base d'une évaluation de l'action de travail 2006-2010, pour déterminer les priorités de développement du gouvernement pour la période 2011-2015.
Les dépenses publiques attendues de cette loi de finance 2011 sont de 382.542.400.000 ouguiyas, ce qui correspond à 35,70% du PIB hors pétrole, soit une augmentation du budget par rapport à l'an passé de 6,35%.
La loi de finance initiale pour l'année 2011 réalise un équilibre en recettes et en dépenses d'un montant de 269.000.400.153 ouguiyas, ce qui correspond à une augmentation de l'ordre de 7,50% par rapport au budget de 2010.
Le budget d'investissement consolidé a atteint 168.388.990.000 ouguiyas soit une augmentation de 2,93% par rapport au budget de 2010 révisé.
Le projet de finance pour cette année prévoit une croissance stable du PIB avec des chiffres réels à 5,2% au lieu de 5% pour l'année en cours 2010.
Les dépenses publiques prévues dans cette loi des finances 2011 ont atteint, quant à elles, 382.542.400.000 ouguiyas, ce qui correspond à 35,70 % du PIB hors pétrole, soit une augmentation de l'ordre de 6,35 % comparativement au budget révisé de 2010.
