ministres des affaires économiques et de l'enseignement fondamental commentent le conseil des ministres

- Le ministère de la communication et des relations avec le parlement a abrité jeudi une conférence de presse pour commenter les travaux du conseil des ministres tenu quelques heures auparavant. Au cours
ministres des affaires économiques et de l'enseignement fondamental commentent le conseil des ministres
- Le ministère de la communication et des relations avec le parlement a abrité jeudi une conférence de presse pour commenter les travaux du conseil des ministres tenu quelques heures auparavant. Au cours de cette conférence de presse, les ministres des affaires économiques et du développement et de l'enseignement fondamental, MM. Sidi Ould Tah et Ahmedou Ould Dy Ould Mohamed Radhi ont commenté les résultats de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres. M. Sidi Ould Tah, a indiqué qu'au cours de la réunion du conseil des minstres d'aujourd'hui, (jeudi, ndlr), deux projets d'ordonnance ont été approuvés portant sur le financement du réseau d'adduction d'eau de Nouakchott. Il a précisé qu'après l'inauguration du projet Aftout Sahli aprovisionnant Nouakchott à partir du fleuve Sénégal, il est temps de moderniser et d'étendre le réseau d'adduction d'eau de Nouakchott pour englober tous les quartiers de cette ville très étendue. Le ministre a expliqué qu'à la lumière des études menées, il est apparu que le coût estimatif de ce projet frôle les 130 millions de dollars soit l'équivalent de 37 milliards d'ouguiya environs. Le conseil a approuvé aujourd'hui deux conventions de financement dont l'une est avec le Fonds Arabe de Développement Economique et social (FADES) de 10 millions de dinars koweitiens soit l'équivalent de 35 millions de dollars et l'autre avec le Fonds Saoudien de Développement d'un montant de 95 millions de riyals saoudiens soit l'équivalent environs de 25,4 millions de dollars. Le ministre a relevé que ce financement est consacré à la partie principale qui permettra d'étendre le réseau principal aux différentes moughataa de la ville de Nouakchott, la réhabilitation et la modernisation de la partie vétuste de ce réseau ainsi que la pose d'un réseau d'adduction d'eau à Dar Naim et à Teyarett. Le réseau, pour le reste des moughataa, sera couvert par d'autres financements. C'est ainsi que le financement de l'ensemble du projet a été obtenu, côté Banque Islamique de Développement et Fonds koweitien de développement, qui se sont engagés à mobiliser sous peu ces financements pour couvrir la partie restant de ce projet". Il a ajouté qu'au cours du conseil des ministres, la stratégie nationale de lutte contre la corruption a été approuvée, conformément au programme du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz qui axe fondamentalement sur la lutte contre la corruption, la gabegie et la mauvaise gestion dans le contexte desquelles on ne peut réaliser aucun développement ni exploiter rationnellement les ressources dont jouit la Mauritanie. M. Sidi Ould Tah a noté les importantes réalisations accomplies au cours d'une période relativement courte à l'issue de l'élection du Président de la République sur les ressources propres du budget de l'Etat et non avec un soutien extérieur. Et d'expliquer que ces acquis ont pu être réalisés en raison de la bonne gestion des deniers publics et de la lutte contre la gabegie soulignant les nombreux montants qui ont été restitués au trésor public après les opérations d'inspection et de contrôle effectuées par les institutions compétentes au sein de l'administration et des entreprises de l'Etat. Le ministre a souligné également, que cette stratégie est considérée comme un volet fondamental du programme du Président de la République, basée sur des principes dont le plus important est la lutte contre la corruption et l'anarchie. "Un volet qui doit être poursuivi, jusqu'à ce qu'il aboutisse à des résultats rapides, permettant la rationalisation et la protection des deniers publics, la moralisation de l'action publique ainsi que l'accès des citoyens aux services de base, de manière transparente, où tous sont égaux, loin de toute tentation de corruption des fonctionnaires", dit-il. Toujours sur ce sujet, il a précisé que ladite stratégie devra permettre à l'investisseur d'être confiant, d'être assuré sur la sécurité de ses placements, "en raison de l'existence d'un cadre juridique stable, dans un pays respectueux de soi-même, de ses lois et de ceux qui décident d'y investir" ajoutant qu'un contexte pareil est d'importance capitale pour attirer les capitaux, qu'il est aussi le portail général de la réforme globale que le gouvernement compte réaliser pour révolutionner le pays. Il a indiqué par la suite que la lutte contre ces comportements nuisibles ne relève pas plus de la responsabilité du gouvernement que de celle des secteurs public et privé, des élus locaux et nationaux, de la presse, précisant que tout un chacun est invité, suivant sa vocation et son emplacement à contribuer à la réussite de cette opération. A propos des mesures prises pour lutter contre ces comportements, il les a reparties en 4 catégories. La première est celle de l'information et de la sensibilisation qui est le rôle du gouvernement, des médias, de la société civile, des élus et de l'élite intellectuelle. La seconde concerne les mesures préventives portant sur la rectification des procédures gouvernementales, pour qu'il n'existe plus d'issue à la corruption, dont celles approuvées par le gouvernement et le parlement pour la mise en place d'un nouveau code des marchés publics. D'ailleurs, le gouvernement est actuellement au stade de finalisation d'arrêtés qui seront très prochainement mis en place, ayant valeur de nouvelles structures d'évaluation et de conclusion des marchés. Le troisième groupe porte sur les procédures punitives, pour qu'il n y ait plus de possibilité d'échapper à la loi et qu'en conséquence, personne n'est au dessus de la loi, ne lui est permis de la transgresser ou de s'adonner à des activités interdites par la loi. A ce propos, il a indiqué que le problème ne réside pas dans l'inexistence de règlements, mais dans l'exécution, ce qui selon le ministre, "sera à partir d'aujourd'hui décisif dans ce domaine". Le dernier et quatrième groupe porte sur l'action internationale, du fait qu'il existe des réseaux de suivi de la corruption à travers le monde, en plus de conventions ratifiées par la Mauritanie. Dans ce cadre, le ministre a indiqué que cela permettra de collaborer avec les autres Etats, en luttant contre la corruption sur l'échelle nationale, avec ce que cela nécessite comme rapports financiers avec les pays, les sociétés et les organismes étrangers. De son côté, M. Ahmedou Ould Dy Ould Mohamed Radhi, a précisé que l'enseignement est le garant de la loyauté pour toute société, notamment l'enseignement fondamental, "qui, s'il est sain, donnera une société valide, se développera, sera sécurisé contre le terrorisme, la pauvreté et tous les dangers". Toujours sur ce sujet, il a souligné par la suite que le gouvernement a signé aujourd'hui jeudi, au cours de la réunion du Conseil des ministres un projet de loi portant amendement de certaines dispositions relatives à des articles sur les Ecoles Nationales des Instituteurs (ENI), "du fait que l'instituteur constitue la pierre angulaire et le fondement sur lequel se construit l'enseignement dont le gouvernement a commencé la réforme". Il a ajouté aussi que le projet organisant ces écoles a connu deux amendements principaux, dont le premier a porté sur le relèvement de la période de formation dans ces établissements, de sorte à ce que les enseignants stagiaires font à partir de cette année 2010, 3 années au lieu de 2 auparavant, pour les concours externes. Pour les enseignants recyclés, la formation sera seulement de 2 ans, pour obtenir ainsi des instituteurs capables de conduire le programme scolaire de l'élève. Le ministre a indiqué que cette seconde et importante mesure, est que les ENI ne recruteront à partir de cette année que les enseignants détenteurs d'un baccalauréat. Il a souligné aussi que ces deux mesures, permettront de dispenser une formation appréciable pour les niveaux scientifiques des maîtres, indiquant que cette année sera consacrée à relever leur niveau académique dans les langues, les sciences naturelles et les mathématiques. Les deux mesures sont accompagnées d'une troisième portant sur le choix d'un staff composé de formateurs compétents, capables de former ces enseignants en leur qualité de base fondamentale de l'enseignement. Les ministres ont répondu à la plupart des questions soulevées par les journalistes relatives à ces sujets.

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Mis à jour le 24/10/2026 00:02