106 parlementaires mauritaniens déclarent leur soutien au mouvement de rectification
106 parlementaires mauritaniens ont déclaré leur soutien au mouvement de rectification du 6 août 2008, et ce à travers un communiqué lu, au cours d'une rencontre avec
106 parlementaires mauritaniens ont déclaré leur soutien au mouvement de rectification du 6 août 2008, et ce à travers un communiqué lu, au cours d'une rencontre avec la presse, tenue par les intéressés, mercredi soir, au siège de l'Assemblée nationale.
Voici le texte intégral de cette déclaration qui a été signée par 67 députés sur les 95 que compte l'assemblée nationale et par 39 sénateurs sur les 56 que compte le Sénat:
"Soucieux d'informer en toute objectivité l'opinion nationale et internationale sur les évènements qui se sont produits dans notre pays, le 6 Août 2008, ayant conduit nos Forces Armées et de Sécurité à prendre leurs responsabilités en opérant un mouvement de rectification;
Forts de la légitimité que nous tirons des dispositions pertinentes de l'article 2 de la Constitution qui édicte que: " la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants élus".
Nous, Parlementaires soussignés:
1. Rappelons le contexte de crise politique et institutionnelle aigue ayant abouti à l'obstruction systématique au fonctionnement de l'institution parlementaire par des pratiques anti-constitutionnelles de l'ex-Président de la République et de son Gouvernement;
2. Regrettons que toutes les démarches entreprises par les parlementaires et les personnes de bonne volonté n'ont pas pu atténuer l'entêtement de l'ancien Président qui n'écoutait que ses courtisans; 3. Déplorons l'instauration d'un système de Gouvernement fidèle à la politique de " diviser pour régner", dont la dernière victime a été l'institution militaire, ayant failli conduire le pays vers des abîmes;
4. Prenons acte de la rectification visant le déblocage du fonctionnement normal des institutions constitutionnelles et soutenons le changement opéré dans l'intérêt du peuple mauritanien;
5. Invitons le Haut Conseil d'Etat à coopérer pleinement avec les institutions démocratiquement élues, au premier rang desquelles figure le Parlement.
Nous lançons un appel Pressant à la communauté internationale, aux forces vives et aux bonnes volontés pour soutenir les parlementaires dans leurs objectifs de préservation de la stabilité du pays et pour faire face aux défis de la démocratie et du développement".
