Le Premier ministre affirme que les concertations sur la formation du gouvernement concerneront tous les partis disposés à soutenir le programme du Président de la République
Le Premier ministre, M. Yahya Ould Ahmed El Waghf, a déclaré, jeudi, lors d'une conférence de presse, que les concertations sur la formation du gouvernement concerneront tous les partis
Le Premier ministre, M. Yahya Ould Ahmed El Waghf, a déclaré, jeudi, lors d'une conférence de presse, que les concertations sur la formation du gouvernement concerneront tous les partis disposés à soutenir le programme du Président de la République, M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, précisant que la composition du futur gouvernement sera déterminée par les résultats de ces concertations.
Le Premier ministre a exposé les raisons qui l'ont poussé à présenter la démission de son gouvernement, précisant qu'après analyse de la situation actuelle, il a jugé qu'une telle démission était la meilleure voie pour préserver l'unité de la Majorité.
Il a ajouté que le dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement allait conduire à une divergence profonde au sein de la Majorité présidentielle, quelle qu'en soit l'issue du vote de cette motion, ce qui rend impossible l'exécution du programme électoral du Président de la République. Le Premier ministre a indiqué que c'est en fonction de ces éléments, " par le fait que je préside le plus grand parti de la Majorité, et par souci de préserver l'unité de celle-ci que j'ai décidé de présenter ma démission au Président de la République".
M. Ould Ahmed El Waghf a souhaité que cette démission offre l'occasion à la Majorité de se retrouver et de dialoguer pour dépasser les divergences, précisant qu'il fera tout pour consolider l'unité de cette majorité et l'amener à aller dans un même sens pour soutenir un même gouvernement.
Le Premier ministre nommé a passé en revue la carte politique issue des élections législatives et municipales de 2006, précisant qu'elle a abouti à la naissance d'une majorité d'indépendants ayant soutenu le programme du Président de la République lors de l'élection présidentielle de 2007. Il a ajouté que "cette majorité voulant soutenir le programme du Président de la République a fini par se retrouver dans un parti politique que j'ai l'honneur de présider".
Il a poursuivi en disant qu'après la reconfiguration de la scène politique, le président de la République a décidé de former un gouvernement politique et " m'a chargé de le composer", précisant que les concertations avaient alors touché "tous les partis politiques, y compris ceux de l'opposition traditionnelle".
Le Premier ministre a ajouté qu'après la formation du gouvernement, "des appels sont apparus au sein du parti ADIL, la plus grande formation de la Majorité, demandant son changement et la révision des équilibres en son sein", une situation, dit le Premier Ministe, qui "a évolué vers le dépôt par un groupe de parlementaires de la Majorité, dont une majorité du parti ADIL, d'une motion de censure contre le gouvernement".
Le Premier ministre a déclaré que les divergences sont au sein de la Majorité présidentielle et plus précisément au sein du parti ADIL, précisant que les critiques ont été adressées essentiellement à la direction du parti ADIL et au gouvernement. Dans ses réponses aux questions de la presse, le Premier ministre a indiqué qu'il entamera incessamment des concertations avec tous les partis politiques pour la formation du gouvernement.
A propos de la participation ou non de l'UFP et de "Tewassoul" au futur gouvernement, le premier ministre a répeté que la formation du gouvernement va concerner tous les partis politiques disposés à soutenir le programme du président de la République, Monsieur Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
Repondant à une question relative à la démission de certains cadres du parti ADIL, M. Yahya Ould El Waghf a indiqué que les démissions au sein des formations politiques sont un fait ordinaire, précisant que le principe du gouvernement est celui de l'ouverture et du traitement de toutes les questions par le dialogue et l'échange de points de vue.
Le Premier ministre a ajouté que ce qui s'est passé dernièrement honore la mauritanie parcequ'il prouve l'existence d'un espace de liberté, précisant que chacun a le droit de donner son point de vue et d'exprimer son opinion.
