Le bureau exécutif de la Chambre d'artisanat condamne des violations juridiques et le président de la Chambre dément
Certains membres du bureau exécutif de la Chambre nationale d'artisanat et des métiers ont énergiquement condamné ce qu'ils ont appelé "des violations commises à
Certains membres du bureau exécutif de la Chambre nationale d'artisanat et des métiers ont énergiquement condamné ce qu'ils ont appelé "des violations commises à une large échelle" lors de la réunion de l'assemblée générale consulaire tenue en mars dernier. "La Chambre rejette catégoriquement les résultats de l'assemblée générale" puisque celle-ci ne revêt pas la moindre légalité", a indiqué le trésorier du bureau, M. Mohamed Lemine Ould El Wavi.
Il a dénoncé le fait que "seuls 5 artisans ont participé aux récentes Journées mauritaniennes à Paris alors que des billets ont été coupés pour des commerçants et des touristes".
De son côté, M. Yemehlou Ould Valili, président de la Chambre nationale d'artisanat et des métiers, a qualifié de "non administratives et illégales" les agissements des membres du bureau exécutif. Il a précisé que la tenue de celui-ci un jour après l'envoi des lettres de convocation aux membres et la demande de tenue de l'assemblée générale consulaire "sont injustifiées".
Selon lui, la cause des protestations des membres mécontents réside dans le refus de la Chambre d'allouer des montants financiers aux fédérations pour leur gestion et d'accorder des perdiem aux membres du bureau exécutif après chaque réunion. Il a ajouté que "l'actuel budget ne renferme pas de chapitre pour le financement de ces doléances".
Pour sa part, M. Brahim Ould N'dah, directeur de l'artisanat, a justifié la non autorisation par le ministère de la tenue d'une réunion extraordinaire de l'assemblée générale consulaire par l'illégalité de cette convocation. Car, explique-t-il, la réunion doit être motivée par "la révision du budget ou la réforme des statuts de la Chambre". Il a ajouté que la réunion du bureau exécutif "était illégale puisqu'elle s'était tenue quelques heures seulement après l'envoi des lettres de convocation aux membres".
M. Ould N'dah a aussi rappelé que la commission technique sectorielle chargée de la lutte contre la pauvreté avait été créée en 2005 et approuvée la même année, précisant que des fédérations nées deux ans après cette date ne peuvent pas participer à ses réunions.
Il a ajouté que l'assemblée générale consulaire qui a approuvé le budget et le règlement intérieur de la Chambre a tenu sa réunion conformément aux lois en vigueur et que par conséquent, jeter le doute sur cette réunion et sur les décisions prises "n'est pas juste".
Le directeur de l'artisanat a souligné que les Journées mauritaniennes à Paris étaient aussi bien une exposition de l'artisanat qu'une opportunité pour faire connaître le pays.
Il a ajouté que la Chambre avait été informée des places réservées dans ces journées aux artisans deux mois avant le lancement de cette manifestation et que c'est la Chambre qui a défini les participants.
