Sensibilisation sur les droits des enfants au Gorgol
La communauté internationale a célébré ce lundi 16 Juin la journée de l'Enfant Africain. Dans un entretien accordé à l'Agence Mauritanienne d'Information,
La communauté internationale a célébré ce lundi 16 Juin la journée de l'Enfant Africain. Dans un entretien accordé à l'Agence Mauritanienne d'Information, à cette occasion, la coordinatrice régionale du ministère chargé de la promotion féminine, de l'enfance et de la famille au Gorgol, Mme Marièm Mint Baba a souligné que la petite enfance bénéficie à Kaédi de l'ouverture de 17 crèches qui ont reçu cette année 265 garçons et 484 filles en plus de 3 jardins d'enfants dont 2 privés.
Elle a ajouté que dans le domaine de l'éducation, elle a constaté après une rencontre avec la direction régionale de l'éducation nationale au niveau du Gorgol que dans les collèges, les filles dont l'âge varie entre 6 et 18 ans sont au nombre supérieur par rapport au nombre de garçons de même âge, alors qu'à l'intérieur de la wilaya, la tendance s'inverse.
Mme Marièm Mint Baba a précisé que le constat s'explique par le fait que les parents des filles ne les accompagnent pas dans les grandes villes pour poursuivre leurs études et ne les laissent pas y habiter même avec les proches parents.
La coordinatrice a souligné que les garçons, vue l'extrême pauvreté de leur parents sont souvent obligé d'abandonner l'école à partir de la 6ème année du fondamental pour travailler sur des charrettes, dans des ateliers de chaudronnerie ou dans des garages de réparation de véhicules.
Mme Mint Baba a par la suite noté que pour faire face à ce phénomène, la coordination a mené une campagne de sensibilisation à Initi, Kebba et Tenzah, quartiers périphériques considérés comme poches de pauvreté dans la ville de Kaédi sur les droits des enfants fin que leurs parents sachent qu'il est interdit de faire travailler l'enfant avant de poursuivre que devant le besoin exprimé par la famille pauvre, la coordinatrice les a recensé et à travers sa banque de crédits "Nissabank", leur a accordé des prêts pour mener des activités génératrices de revenu afin de les encourager à laisser leurs enfants poursuivre leurs études. "Nous les avons sensibilisé sur le fait que l'enfant est un élément de la société et que c'est par l'éducation qu'il puisse contribuer au développement du pays", a-t-elle dit.
Mme Marièm a encore abordé la relation entre l'ignorance et la pauvreté avant d'assurer que, dans les séances de sensibilisation elle a expliqué aux familles que si elles n'instruisent pas leurs enfants, elles ne sortiront pas du cercle vicieux de la pauvreté et de l'analphabétisme.
La coordinatrice a beaucoup insisté, selon elle, sur l'éducation des enfants pour leur assurer une vie plus meilleure et leur permettre de participer à la construction du pays.
Elle a enfin remarqué qu'au cours de la sensibilisation, elle a constaté que les familles étaient réceptives des messages, mais que sur le terrain, l'application est encore très limitée.
