Début des examens de passage au niveau de l'enseignement fondamental et secondaire
Les examens de passage de fin d'année pour l'enseignement fondamental et secondaire ont débuté dimanche sur toute l'étendue du territoire national, au milieu de tiraillements
Les examens de passage de fin d'année pour l'enseignement fondamental et secondaire ont débuté dimanche sur toute l'étendue du territoire national, au milieu de tiraillements entre le ministère de l'éducation nationale et le syndicat indépendant des professeurs de l'enseignement secondaire qui a engagé une grève depuis deux semaines.
Mme Fatimetou Bâ, directrice régionale de l'enseignement au niveau de Nouakchott 2 a déclaré, à ce sujet, au reporter de l'AMI, que les conditions dans lesquelles se sont déroulés les examens, cette année, " sont naturelles", précisant que les épreuves des examens ont été formulées bien avant la grève par les professeurs qui exercent actuellement, qu'ils soient grévistes ou non.
Elle a ajouté que les épreuves sont supervisées par des professeurs et des directeurs des études, indiquant que les directions des établissements secondaires ont constitué des comités formés de professeurs non grévistes pour procéder au choix des sujets des épreuves, à raison de 5 professeurs pour chaque discipline.
Pour sa part, M. El Hadrami Ould El Meidah, secrétaire général de l'une des associations des parents d'élèves a dénoncé ce qu'il a appelé " l'épreuve de force entre le ministère de l'éducation nationale et les professeurs", estimant que la victime d'une telle situation demeure "les pauvres élèves", soulignant que son association a effectué " toutes les démarches possibles pour résoudre cette crise à travers une série de contacts avec les deux chambres du parlement et toutes les forces vives du pays pour les inciter à jouer un rôle d'intermédiaire entre le ministère et les professeurs ou trouver une formule de compromis entre les deux parties".
De son côté, M. Siata Soumaré, professeur d'histoire et de géographie au collège des jeunes filles a indiqué que "les conditions dans lesquelles se déroulent les examens sont normales et ne souffrent de rien" et que la surveillance des examens est assurée par des professeurs.
Il a ajouté que les épreuves ont été formulées de façon normale avant le déclenchement de la grève, précisant que " de grands nombres de professeurs sont non grévistes et suffisent à l'organisation des examens dans de bonnes conditions.
Selon des sources au ministère de l'éducation nationale, la Direction régionale Nouakchott 2, compte 560 professeurs dont 293 sont non grévistes.
Selon les mêmes sources, sur les 55 professeurs exerçant au lycée arabe, 11 ont refusé de suivre le mouvement de grève, tandis qu'au niveau du collège du Ksar, sur les 21 professeurs que compte l'établissement, 10 sont en grève.
La ministre de l'Education nationale avait affirmé, au cours d'une conférence de presse tenue vendredi dernier, que le taux des professeurs non grévistes dépasse 60%, ce qu'a nié le syndicat indépendant des professeurs de l'enseignement secondaire.
